Auguste Barbier

Auguste Barbier

Résumé

Portrait de Auguste Barbier Auguste Barbier Satires et Chants

Vitellozo.
Dites au prix du vol et de l’assassinat !
Le Cardinal.
Silence, s’il vous plaît, seigneur de Castello !
Pagolo Orsini.
César menace encore et Bologne et Pérouse,
Florence, Sienne, Rome aussi, peut-être, un jour.
Bentivogli.
Quoi ! Rome... les états d’Alexandre, son père !
Vitellozo.
Il en est bien capable !
Le Cardinal.
Assez, nobles seigneurs.
Pagolo Orsini.
Comment donc résister à ce damné bâtard,
si ce n’est en formant un accord contre lui,
et tous en l’attaquant, le cernant, le traquant,
et sans cesse et partout comme une bête fauve.
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Portrait de Auguste Barbier Auguste Barbier Satires et Chants

Seigneurs, ne faut-il pas le pendre ?
Vitellozo.
Assurément.
Le Podestat.
Mes bons et chers seigneurs, j’embrasse vos
genoux ;
vous ne causerez pas le trépas d’un pauvre homme,
pillé, mangé, rongé, dévoré jusqu’à l’os ;
vous les amis du duc, le bon seigneur d’Urbin.
Pagolo Orsini.
Nous les amis du duc ! Que veut dire ce rustre ?
Oui, c’est la vérité, la pure vérité.
Les Borgia m’ont tout pris, les infâmes, les
gueux ; ils ont même enlevé mes filles et ma femme.
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Portrait de Auguste Barbier Auguste Barbier Satires et Chants

Il est bon quelquefois de tromper les trompeurs.
Macchiavelli.
Vous l’avez fait, seigneur, d’une façon puissante.
César.
Tous en bloc, -dans un jour, les quatre au même
sac.
Macchiavelli.
Quel coup !
César.
Il le fallait, c’est un grand poids de moins
pour mon père
et pour moi, pour vous aussi, messieurs
de Florence.
Macchiavelli.
Il est vrai que dans les Vitelli
la seigneurie avait des ennemis terribles.
César.
Qui ne sont plus à craindre et d’aucune façon,
au moment actuel.
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