Résumé

Adolphe Siret Godefroy de Bouillon ; André Vésale (1865)

Que votre volonté soit faite, et bénie soit la main qui nous frappe. Et vous, mon fils, vous être maintenant le chef d'une noble maison, l'héritier d'un grand courage et d'un honneur sans tache. Elevez-vous au-dessus de votre âge; de nouveaux devoirs vous attendent : vous avez seize ans, mais vous avez le cœur d'un homme; ayez-en la prudence et la vertu.
Godefroid, vous restez seul à votre mère.
A ces mots, la nature, un moment vaincue
par la grandeur d'âme, reprit ses droits, et un torrent de larmes inonda le visage de la malheureuse Ida.
Source : Gallica

Adolphe Siret Godefroy de Bouillon ; André Vésale (1865)

Les temps ne sont pas encore venus, reprit le moine avec inspiration, mais ils ne tarderont pas ; des événements glorieux pour le christianisme se préparent. L'Orient gémit sous l'oppression des infidèles; le tombeau de Notre-Seigneur Jésus-Christ est profané chaque jour. Il y a une grande œuvre à accomplir ; mais laquelle, et comment elle s'accomplira, nul ne le sait encore. Rêves ou visions, Godefroid, je vois souvent la nuit d'innombrables armées en marche vers la désolée Jérusalem, et depuis que je vous connais, c'est toujours vous qui marchez à leur tête.
Source : Gallica

Adolphe Siret Godefroy de Bouillon ; André Vésale (1865)

Je reconnus la main de Dieu, et, depuis plusieurs jours, mon esprit en délire ne se réveillait - que pour éprouver les terreurs de la mort, quand ce matin un sommeil réparateur est venu donner quelque repos à mon corps fatigué. C'est en me réveillant que je vous aperçus, mon père, et j'ignore encore quel génie bienfaisant vous a mené vers moi.
— Votre jeune écuyer, répliqua le moine, a pour vous le dévouement le plus complet ; chaque matin, sa foi le conduisait dans la chapelle de notre couvent, où ses larmes et
ses prières imploraient le Ciel pour votre guérison.
Source : Gallica

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