Louis Soullié, Documents sur L. Soullié (1866)
“ J'ai peu d'espoir, ma mère, au sujet de ce jugement déclaratif d'absence, pourtant je tiens beaucoup à ce jugement. Dieu seul sait quand je cesserai d'être soldat; je remets tout entre ses mains. Il n'y a pas dans l'armée un homme qui désire plus ardemment que moi son congé, mais il n'y en a pas un non plus qui l'attende avec plus de calme et de patience. Les périls de la guerre m'effraient peu au fond, car je sais que si mon habitation terrestre est détruite, j'en aurai une autre dans les cieux qui n'a pas été faite de main d'homme. ”
