Résumé

André Mouravieff Lettres à un ami sur l’office divin de l’Église catholique orthodoxe d’Orient

Mon fils, si tu prêtes à la sagesse une oreille attentive, si tu inclines ton cœur à la prudence, si tu invoques l’intelligence, si tu implores la sagesse, si tu la cherches comme l’argent, si tu la découvres comme un trésor caché ; alors tu comprendras la crainte du Seigneur, et tu auras la connaissance de Dieu : car le Seigneur donne la sagesse, de sa bouche se répandent et la prudence et le savoir... Si la sagesse entre dans ton cœur, si la science est la joie de ton âme, la vigilance te gardera et la prudence te défendra...
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André Mouravieff Lettres à un ami sur l’office divin de l’Église catholique orthodoxe d’Orient

Chacune de ces questions est terrassante par son immensité inaccessible à la faiblesse humaine. Job, écrasé sous ce poids, répond enfin comme on doit répondre du fond de son cœur, et non selon l’orgueil de l’esprit, tout homme qui ose sonder les desseins de Dieu : « je sais, Seigneur, que vous pouvez toutes choses, et qu’il n’est pour vous rien d’impossible. » Alors, en reconnaissant son néant, tout homme pourra aussi dire au Seigneur avec Job : « auparavant mon oreille avait seulement entendu parler de vous, et maintenant je vous vois de mes propre yeux. »
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André Mouravieff Lettres à un ami sur l’office divin de l’Église catholique orthodoxe d’Orient

Après avoir passé en revue tout l’Ancien Testament, l’auteur du cantique élève enfin ses oraisons vers l’auteur de la vie ; il crie comme le larron : « Souvenez-vous de moi » ; il dit comme le publicain : « Mon Dieu, ayez pitié de moi pécheur » ; imitant la chananéenne et les aveugles dans leur persévérance, il répète avec eux : « ayez pitié de moi, fils de David. » Comme Madelaine, il répand des larmes au lieu de nard sur la tête et les pieds de Jésus, il pleure amèrement sur lui-même, comme Marthe et Marié ont pleuré sur Lazare.
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