Résumé

J. Aymard Les vertus militaires (4e édition… (1871)

Touchée d'un si digne objet, sa grande âme se déclara tout entière ; son courage croissait avec les périls, et ses lumières avec son ardeur. A la nuit qu'il fallut passer en présence des ennemis , comme un vaillant capitaine, il reposa le dernier, mais jamais il ne reposa plus paisiblement. A la veille d'un si grand jour, et dès la première bataille, il est tranquille, tant il se trouve dans son naturel ; et on sait que le lendemain, à l'heure marquée, il fallut réveiller d'un profond sommeil cet autre Alexandre. Le voyez-vous comme il vole ou à la victoire ou à la mort?
Source : Gallica

J. Aymard Les vertus militaires (4e édition… (1871)

De ces grands hommes, le plus grand, le plus justement célèbre, c'est Godefroi de Bouillon, chef de la première croisade. Il offre le type des vertus militaires; car il.réunissait en lui la valeur, la prudence, la générosité, la foi en Dieu, la douceur envers le faible. Fidèle à sa parole, libéral, affable, plein d'humanité, les princes et les chevaliers le regardaient comme leur modèle, les soldats comme leur père; tous les guerriers voulaient combattre sous ses drapeaux. Son courage n'était pas seulement de la force physique, il devait tout à la grandeur de son âme.
Source : Gallica

J. Aymard Les vertus militaires (4e édition… (1871)

Cet appel à sa générosité toucha le cœur de Bayard : « Levez-vous, ma fille, dit-il.
vous sortirez de cette maison aussi pure et plus heureuse que vous n'y êtes entrée. » Et il dota cette jeune fille et la maria à un honnête homme.
La vertu, la franchise de ce héros le rendirent cher à ses contemporains et respectable à ses ennemis mêmes ; il savait que la valeur sans religion et sans mœurs n'est qu'une aveugle fureur, et il honora ses services militaires par une foi profonde et les sentiments les plus généreux et les plus él'evés. Il mourut pauvre, n'ayant d'autres biens que sa renommée.
Source : Gallica

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