Antoinette-Joséphine-Françoise-Anne Drohojowska, Les fastes militaires de la France (1869)
“ A cette vue, Philippe songe à la gloire et non point au danger. L'épée à la main, il pousse son coursier au plus épais de la foule ennemie, comme un météore lumineux qui s'enfonce dans le tourbillon des nuages obscurs. Les chevaliers de Philippe veulent l'empêcher de courir à une mort certaine; mais se dégageant d'entre leurs bras, l'essor qu'il prend entraîne avec lui toute la noblesse contre les Impériaux. Ceux-ci, dix fois plus nombreux, écrasent cette illustre phalange, et le roi lui-même, renversé par la javeline d'un robuste Allemand, est. foulé sous les pieds des chevaux. ”
