Résumé

Portrait de Ernest Caron Ernest Caron Premiers exercices sur la propriété de l'expression et la construction de la phrase… (1865)

Voyez comme elle se traîne sur la terre, en venant vous tendre la main. Ayez pitié d'elle et de ses petits enfants ; jetez un sou dans sa sébile ; le besoin fuira devant vous, et le bon Dieu vous bénira.
Mes enfants, voyez-vous maintenant sur ce chemin ce chien fidèle qui guide les pas d'un vieillard? Voyez-vous son malheureux maître qui vint sur la terre privé de la vue ? Comme ce doux animal, le long du fossé, conduit avec soin celui qui le nourrit !
Ah ! donnez à l'aveugle qu'il mène, et le bon Dieu vous bénira.
Enfin, soyez toujours secourables aux malheureux, vous qui ignorez la misère
Source : Gallica

Portrait de Ernest Caron Ernest Caron Premiers exercices sur la propriété de l'expression et la construction de la phrase… (1865)

Oh ! que les charmes de la vertu sont puissants !
Pour faire disparaître la rime, qui est un des ornements de la poésie, et qui forme une dissonnance dans la prose, on pourra, en conservant les deux mots qui riment ensemble, intervertir l'ordre de la construction, de manière à ce que ces deux mots ne terminent pas chacun un membre de phrase ; mais il sera toujours plus utile à l'élève de remplacer l'un des deux mots par un équivalent.
Quant à l'inversion, qui est aussi l'un des charmes de la poésie, la prose ne l'admet point, ou du moins ne l'admet que fort rarement.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Caron Ernest Caron Premiers exercices sur la propriété de l'expression et la construction de la phrase… (1865)

Puis prenons-le affectueusement par la main, menons-le dans le champ de la pensée, pensons avec, lui : initions-le petit à petit à la connaissance de cette belle langue dont tout Français doit être fier, parce qu'elle est la langue du bon sens et de la civilisation ; aidons-le à se familiariser avec l'intelligence et l'emploi des mots qui rendront convenablement sa pensée ; faisons-lui quelquefois sentir le rapport mystérieux et plein d'harmonie qui règne entre l'idée et le mot qui en est le signe ; pour tout dire enfin, sachons comprendre sa faiblesse et lui venir en aide
Source : Gallica

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