Résumé

Louis Dochez Nouveau dictionnaire de la langue française de Dochez

Habile à tirer d’agréables sons d’un instrument grossier, le jongleur se multipliait dans les comtés, les baronies ; après un instant de prélude, il promettait au cercle des auditeurs un beau récit des plus anciens ou des plus nouveaux, et si l’attention était vivement captivée, il s’arrêtait avec complaisance aux couplets le mieux accueillis, il en variait l’expression, il en répétait le fond sur d’autres rimes.
Dans ces premiers âges littéraires, l’art du déclamateur ou jongleur se confondait ainsi le plus souvent avec l’art du poëte ou trouveur.
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Louis Dochez Nouveau dictionnaire de la langue française de Dochez (1860)

Car il n’en est pas du français comme de l’espagnol ou de l’italien : le profit que nous avons su tirer des syllabes à demi articulées ne devant jamais permettre de rendre la prononciation pour base unique de l’orthographe, c’est pour les vrais littérateurs un grand avantage que de retrouver le cachet de la racine primitive imprimé sur la forme nouvelle. On a depuis simplifié l’orthographe du seizième siècle, mais on a conservé le système, et c’est là ce qui distingue principalement la langue française des patois de la France.
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Louis Dochez Nouveau dictionnaire de la langue française de Dochez (1860)

On parle, on écrit partout la langue nouvelle, et, chose singulière, plus les Beauzée et les Restaut ont de successeurs, et plus le véritable style s’émousse et se charge d’éléments impurs. Poésies, journaux et romans, livres d’istoire et de théâtre, tout conspire à l’envi contre les anciennes traditions littéraires. Mais parmi les causes les plus directes de la dégradation du langage, il faut mettre au premier rang les journaux et les romans.
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