Ferdinand Henaux, Études historiques et littéraires sur le wallon
“ Or, avancer que nous ayons jamais parlé le flamand, c’est nous biffer d’un seul coup de la carte des peuples du monde ; c’est nous ôter notre langue, et nous confondre sans motif avec tous les peuples qui se plaisent à parler le tudesque ; en un mot, c’est nous réconcilier avec eux. Nous sommes trop bons fils pour renier ainsi nos ancêtres ; et comme ce César qui nous a fait tant de mal, nous aimons mieux être le premier sans la Germanie que de n’être rien avec elle. Les Liégeois n’ont jamais parlé flamand, et nous tenons à honneur de prouver que nous sommes tout ce qu’il y a de plus wallon. ”
