Ourthe

Définition et enjeux

Eugène Gens,  Nouvelles et souvenirs. Tome 2 (1876)

“ Ce chemin nous conduit au bord de l'Ourthe, où il s'arrête, pour recommencer de l'autre côté, preuve qu'entre ses deux tronçons il y a un gué. Il suffit, d'ailleurs, de regarder la rivière pour en être convaincu. L'eau, transparente comme un cristal, laisse voir toutes les pierres de son lit. Nous entrons : elle ne nous vient pas au genou. C'est si amusant de guéer, en été, quand l'eau est claire, pure, tiède ; que les pieds posent sur des cailloux plats, arrondis, sans aucune aspérité qui les blesse ! ”
Source : Gallica

Paul Collinet,  Sedan il y a cent ans. 1e partie… (1893-1899)

“ Descendant vers la Meuse, nous rencontrons la Famenne, l'antique pays des Poemanes, large dépression qui s'étend autour de Beauraing, de Givet à l'Ourthe, et où manque déjà la grandeur triste des Hauts-Plateaux. La culture est ici plus facile : les prairies commencent, l'herbe abonde ; mais il s'y trouve encore des fonds marécageux parsemés de bouquets de bois. Les vues sur les vallées de la Meuse, de la Lesse, de l'Ourthe, sont dignes d'attention, et les plateaux des bords de la Lesse, les « tiennes », se font remarquer par leur aspect particulièrement désolé. ”
Source : Gallica

Eugène Gens,  Nouvelles et souvenirs. Tome 2 (1876)

“ Bientôt il faut remonter et, reprendre un affreux et interminable sentier, longeant une pente escarpée, jusqu'à un bout de prairie qui vous mène à un gué, devant le moulin de Lohan. Là, bon gré mal gré, il faut entrer dans l'Ourthe Cela s'appelle wahy dans ce joli langage roman que les Ardennais ont conservé à-peu-près tel qu'il était au temps des Croisades. Pour faire ainsi une lieue dans la vallee sans quitter le fond, il faut wahy une dizaine de fois. Mais qu'importe, en été? L'eau est transparente comme celle des fontaines, le fond dur, semé de galets ou de graviers. ”
Source : Gallica

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