Paul Collinet

Résumé

Paul Collinet Sedan il y a cent ans. 1e partie… (1893-1899)

Les pâturages sont maigres; les fougères, les bruyères, les genévriers égaient seuls le paysage : le fonds argileux du sol, qui retient les eaux de pluie, détermine la formation de ces fagnes où poussent les mousses et l'herbe trompeuse où le pied s'enfonce dans la tourbe et dans l'eau, et, pendant les longues soirées d'hiver, par la neige ou le brouillard, la traversée en est dangereuse, Sous le nom de Hohe-Venn, les fagnes couvrent une étendue
considérable du pays au Nord-Est de l'Ardenne, entre les vallées de la Vesdre, du Wayai et de l'Amblève, de la Warche et de la Roër.
Source : Gallica

Paul Collinet Sedan il y a cent ans. 1e partie… (1893-1899)

Descendant vers la Meuse, nous rencontrons la Famenne, l'antique pays des Poemanes, large dépression qui s'étend autour de Beauraing, de Givet à l'Ourthe, et où manque déjà la grandeur triste des Hauts-Plateaux. La culture est ici plus facile : les prairies commencent, l'herbe abonde ; mais il s'y trouve encore des fonds marécageux parsemés de bouquets de bois. Les vues sur les vallées de la Meuse, de la Lesse, de l'Ourthe, sont dignes d'attention, et les plateaux des bords de la Lesse, les « tiennes », se font remarquer par leur aspect particulièrement désolé.
Source : Gallica

Paul Collinet Sedan il y a cent ans. 1e partie… (1893-1899)

L'Ardenne n'est pas, comme on pourrait le croire, une chaîne de montagnes avec pics ou ballons, cols ou défilés ; et le Botrange, qui en est le point culminant, n'est ni un petit Mont-Blanc, ni même un humble Ballon d'Alsace. L'Ardenne est un immense plateau qui s'élève graduellement depuis les bords de la Sambre et de la Meuse (altitudes: 50 mèt. à 200 met.) jusqu'au dôme des Hautes-Fagnes à près de 700m.
Source : Gallica

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