François Fabre

Résumé

François Fabre,  Saugues pendant la Révolution (1905)

“ Ce que nous savons, c'est que les cloches de Saugues ne partirent, pas pour la destination assignée, et que la fin de la Révolution les trouvait encore à Saugues, intactes et entourées du respect de la population. Il eut été bien dur aux chrétiens de voir s'en aller à tout jamais ces cloches dont la voix familière à leurs oreilles, faisait
entendre aux jours de fêtes leurs notes
joyeuses, et aux jours de deuil pleurait sur leurs morts et mêlait à leurs sanglots la tristesse de leur glas funèbre.
”
Source : Gallica

François Fabre,  Saugues pendant la Révolution (1905)

“ On en voulait donc bien à ce clocher
de Saugues ! Serait-ce parce qu'il datait du milieu ou de la fin du douzième siècle et qu'il constituait l'une des plus belles oeuvres d'architecture de cette petite ville ? Rien n'est féroce comme la barbarie, rien n'est sans pitié comme la haine !
Mais malgré l'arrêté qu'il vient de prendre, le Conseil, pour cette fois encore, saura préserver son clocher.
”
Source : Gallica

François Fabre,  Saugues pendant la Révolution (1905)

“ La mort avait dû être foudroyante.
Les audacieux criminels embusqués
avaient pris la fuite, sans qu'on pût même les reconnaître. L'escorte ramena à Saugues le corps de la victime, et la triste nouvelle en fut aussitôt apportée au Puy par un exprès. On comprend, et les délibérations de la municipalité du Puy en sont un écho, quelles clameurs furibondes provoqua l'annonce de cet assassinat, quels flots de colère elle souleva, quelles malédictions et quelles menaces furent lancées contre ce canton rétrograde où l'on mettait ainsi à mal les patriotes.
”
Source : Gallica

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