François Fabre

Élements biographiques

François Fabre,  La bête du Gévaudan

“ Tant d’hommes contre une seule bête, et c’est encore la Bête qui l’emportait ! Combien devaient être tristes ces déclins de journées, combien piteux ces retours de la chasse, les cavaliers épuisés, les chevaux harassés, les chasseurs exténués, et les rabatteurs, de la tête aux pieds, trempés jusqu’aux os par la neige, par le givre des taillis et le brouillard pénétrant de ces montagnes, les uns et les autres ayant perdu l’espérance qui, le matin même, leur mettait au coeur cette flamme de vaillance, bien nécessaire pour supporter ces dures fatigues auxquelles la nuit seule mettait un terme ! ”
Source : Wikisource

François Fabre,  Saugues pendant la Révolution (1905)

“ Ce que nous savons, c'est que les cloches de Saugues ne partirent, pas pour la destination assignée, et que la fin de la Révolution les trouvait encore à Saugues, intactes et entourées du respect de la population. Il eut été bien dur aux chrétiens de voir s'en aller à tout jamais ces cloches dont la voix familière à leurs oreilles, faisait
entendre aux jours de fêtes leurs notes
joyeuses, et aux jours de deuil pleurait sur leurs morts et mêlait à leurs sanglots la tristesse de leur glas funèbre.
”
Source : Gallica

François Fabre,  Notes historiques sur Saugues… (1899)

“ Le relief de la commune de Saugues, du Montchauvet à Pouzas et à Bourrienne, n'est ni régulier, ni uniforme.
Un plateau rocheux, strié de plis plus ou moins profonds, offre à l'ouest, au point de jonction de la Seuge et de Suejols, une large et irrégulière dépression sur la déclivité de laquelle s'étale la ville elle-même. Cette dépression se continue en amont de la rivière jusqu'à Esplantas, et sur elle viennent déboucher d'étroits vallons profondément encaissés, dérobant dans leur enfoncement tantôt un village, tantôt un simple hameau : les Salettes, le Cros, Longeval, le moulin Coulaud.
”
Source : Gallica

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