François Fabre

Résumé

François Fabre La bête du Gévaudan

Tant d’hommes contre une seule bête, et c’est encore la Bête qui l’emportait ! Combien devaient être tristes ces déclins de journées, combien piteux ces retours de la chasse, les cavaliers épuisés, les chevaux harassés, les chasseurs exténués, et les rabatteurs, de la tête aux pieds, trempés jusqu’aux os par la neige, par le givre des taillis et le brouillard pénétrant de ces montagnes, les uns et les autres ayant perdu l’espérance qui, le matin même, leur mettait au coeur cette flamme de vaillance, bien nécessaire pour supporter ces dures fatigues auxquelles la nuit seule mettait un terme !
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François Fabre La bête du Gévaudan

Les six mille livres du roi, les deux mille des États du Languedoc, les mille livres de l’Évêque de Mende et les deux cents livres des syndics de Gévaudan et de Vivarais, en tout neuf mille quatre cents livres, constituaient presque une fortune, à cette époque, pour l’heureux mortel qui aurait la chance de jeter bas le monstre.
Oh ! l’heureux coup de fusil ! C’était plus qu’au poids de l’or qu’allait être payée la balle fortunée qui frapperait la Bête. Aussi, que de rêves dorés vinrent illuminer les modestes demeures qu’habitaient les robustes chasseurs de ces montagnes !
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François Fabre La bête du Gévaudan

C’est ce qui ressort de la lecture de ce volume, où les chasseurs ne parlent que de loups, où les victimes, tombées sous leurs balles, ne sont que des loups.
Un loup, la grosse, l’énorme Bête tuée par M. Antoine et montrée à toute la Cour : la gravure qui la représente lui donne sa vraie forme de loup.
Un loup encore, le terrible animal tué par Chastel, M. de Buffon en a donné l’assurance.
Une louve, aussi, celle tuée par Terrisse, qu’il faut peut-être associer aux deux autres.
La terreur populaire avait fait de ces animaux une seule personnalité, à qui étaient attribués tous les méfaits.
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