Bête du Gévaudan

Définition et enjeux

François Fabre La bête du Gévaudan

La Bête du Gévaudan n’a jamais existé !
C’est faire bon marché de l’intelligence et de la perspicacité des populations de deux provinces qui durant trois années consécutives ont été épouvantées par les méfaits du monstre. C’est donner une opinion bien médiocre des connaissances et des capacités des chasseurs, pourtant si réputés, qui l’ont tant de fois poursuivie.
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La bête du Gévaudan et le nouveau monstre (1839)

Pour la ruse c'est un renard, pour la force c'est un lion; pour la cruauté c'est un léopard haut monté, sans taches sur la peau.
Voilà, nous dit M. Helmias, voilà la bête du Gévaudan ; c'est un animal très dangereux et très à craindre : heureusement qu'il n'y en a pas beaucoup, parce que sitôt qu'il en paraît quelqu'une, on lui fait la chasse, et alors elle se cache ou quitte le pays pour longtemps ; mais enfin c'est sa retraite la plus ordinaire, elle y revient toujours, et quelque nouveau malheur annonce son retour.
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Portrait de Onésime Reclus Onésime Reclus France, Algérie et colonies

Il y a cent et quelques années, une louve affamée y déclara la guerre à l’espèce humaine ; elle dévora, comme dans l’Inde un tigre. Il fallut faire marcher toute une armée contre elle ; et la bête du Gévaudan est encore célèbre sur les plateaux qu’éventre la Truyère au sud-est de Saint-Flour, là où cette rivière, la plus grande en Margeride, passe de la Lozère au Cantal et commence à se courber pour aller à la rencontre de l’Olt ou Lot, son seigneur et maître.
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