“ On nous conduit vers une voie de garage, et l’on nous fait monter dans une voiture qui, de l’extérieur, paraît être un fourgon à bagages, mais qui, à l’intérieur, a des banquettes de bois disposées dans le sens de la marche, comme un tramevet. ”
Citations sur “rabatteur”
Pierre Mille,
L'ange du bizarre
(1921)
“ Je lus : « La communication entre le voyageur et le conducteur, dans les rapides et express, a lieu au moyen de la corde qu’on trouvera à l’extérieur du wagon. » (Ah ! le signal est dehors ; c’est pour ça qu’on ne le voit pas.) — Dépêchez-vous, dépêchez-vous : il casse tout !En effet, le gentleman en délire cassait les vitres. Je continuai :« La corde est près de la corniche, au-dessus de la portière, à main droite, dans la direction où va le train. »— Au-dessus de la corniche, une corde ? Bon, j’y suis. ”
Jules Verne,
Le testament d'un excentrique
(1899)
“ Si vous n'êtes pas homme à bousculer les gens, à les insulter ensuite sans leur rendre raison, soyez à ce moment précis, seul, sur la passerelle arrière du dernier wagon qui précède le fourgon de bagages, comme je serai sur la passerelle arrière du dernier wagon de mon train. ”
Louis Paulian, La Poste aux lettres, par Louis Paulian… (1887)
“ Dès qu'il est prévenu, par l'avertisseur, de l'arrivée du train, le facteur accroche le sac à une potence placée sur la voie perpendiculairement aux rails. Le wagon ambulant passe; à la porte de ce wagon est adaptée une sorte de fourche qui saisit le sac par la ceinture et le ramène dans l'intérieur du wagon. S'agit-il, au contraire, de livrer à la station un sac de lettres? Cette fois, c'est l'employé de l'ambulant qui a le rôle actif. C'est le facteur en vigie qui reçoit. ”
Various, L'Illustration, No. 2511, 11 Avril 1891
“ Belle ambition, que celle qui se propose de rivaliser avec une carte postale, de se faire sortir d'une cabine et jeter dans un wagon, ou réciproquement; de se voir ballotté d'un moyen de locomotion à un autre, sans arrêt d'un instant, sans perte d'une minute; de tomber, en un mot, plus bas qu'une simple malle expédiée en grande vitesse.Car enfin, quelle différence pourrez-vous faire désormais entre les voyageurs de cette sorte et leurs bagages? Je n'en vois pas. Les uns et les autres voyagent pour voyager, sans autre but que celui d'arriver au plus vite. ”
Abel Brives, Voyages au Maroc (1901-1907)..… (1909)
“ Mais si les animaux meurent, les gens ne sont pas ménagés non- plus et nous avons vu un des rabatteurs, violemment battu parce qu'il n'avait pas su lever de chacals. La condition de ces pauvres gens est bien celle des serfs d'autrefois. Obligés, sous menace du bâton, de courir toute la journée sous un - soleil brûlant, ils voient encore le soir, la fantasia folle du caid et de ses invités se dérouler au milieu de leurs champs déjà murs et leurs récoltes foulés au pied. ”
Tristan Bernard,
Le voyage imprévu
(1928)
“ Ce petit jeune homme a peut-être une place dans sa voiture ?— Je peux emmener cinq personnes, dit avec une fierté légitime le conducteur de seize ans.— Eh bien, nous allons tous aller avec vous, dit Béatrice à Georges. Comme ça nous saurons à quoi nous en tenir et si vous avez pu joindre votre chauffeur.— C’est parfait, dit Georges. Et quand nous aurons trouvé une remorque, nous reviendrons tous ici pour rejoindre votre chauffeur à vous. La voiture de remorque nous emmènera.C’est une impression assez désagréable de retourner sur ses pas au cours d’un voyage en auto. ”
Arthur Conan Doyle,
Du mystérieux au tragique
(1894)
“ Irritable et impulsif, le jeune homme ouvrit la portière de son wagon, passa de son marchepied sur le marchepied de l’express, ouvrit la portière, et fit irruption devant les deux personnes, ce qui, en supposant à l’express et à l’omnibus une vitesse pareille, offre moins de danger qu’on ne pourrait le croire. ”
Samuel Sidney, Le livre du cheval : pur-sang, demi-sang… (1892)
“ Pour un conducteur jeune et un ami avec un ou deux grooms par derrière, il n'y a pas de voiture attelée à deux qui puisse rivaliser en agrément et en comfort avec le mail-phaéton. II y a assez de place pour des bagages d'homme et même pour ceux d'une femme raisonnable, sans oublier, dans ces temps où les auberges sur les routes sont affreuses, l'avoine pour les chevaux. ”
Rudolf Erich Raspe,
Aventures du baron de Münchhausen
“ Je descendis aussitôt et commençai par dételer les chevaux ; puis je pris sur mes épaules la voiture avec ses quatre roues et ses bagages, et je sautai avec cette charge dans les champs, par-dessus le talus et la haie du bord, haute d’au moins neuf pieds, ce qui n’était pas une bagatelle, vu le poids du fardeau : au moyen d’un second saut, je reportai ma chaise de poste sur la route, au delà de l’autre voiture. ”
Various, L'Illustration, No. 0057, 30 Mars 1844
“ Vous avez affaire à un routier.--Possible, voyageur; mais une imprudence est vite commise. S'il arrivait un accident, on me mettrait à pied.--Conducteur, vous êtes jeune: autrement votre mot serait sans excuse. Vous ne connaissez donc pas le vieux troubadour, l'ancien des anciens... Diable de palonnier, comme il s'emporte!--Mais serrez donc le frein, voyageur; la pente nous gagne.--C'est fait, conducteur; on ne prend pas le vieux troubadour en faute. Voilà! Nous allons nous insérer doucement dans Tarare. N'empêche que votre palonnier ne soit une pauvre bique. Dites donc, postillon? ”
Aide-mémoire à l'usage des sous-officiers d'artillerie… (1863)
“ EMBARQUEMENT DE LA TROUPE. — Les servants reprennent le sac et le mousqueton ; ils sont réunis aux conducteurs non embarqués dans les wagons à selles ou à chevaux, et formés, sous la surveillance d'un officier, en fractions correspondantes à la capacité des wagons. Chaque fraction est conduite rapidement au wagon qu'elle doit occuper. Les servants détachent leurs sacs et les tiennent'à la main, deux d'entre eux montent dans le wagon, et rangent leurs sacs sous les banquettes, la patelette en dessus, à l'extrémité opposée à la portière ouverte. ”
Wilhelm Heyne, Des travaux de terrassement relatifs aux chemins de fer et aux routes (1878)
“ S'il faut transporter le chargement sur une pente, les wagons descendent en vertu de leur poids seul jusqu'au lieu de déchargement et l'on régularise leur vitesse à l'aide de freins; suivant l'inclinaison de la pente, il faudra un ou plusieurs travailleurs pour ramener le wagon à son point de départ; ces travailleurs descendent avec le wagon, assis ou, debout sur la saillie postérieure du cadre, derrière la caisse, le visage tourné vers le but de la course du wagon et occupés à faire manœuvrer le frein. ”
Règles militaires relatives à l'exécution des transports… (1913)
“ Sur chantier à l'aide de rampes : Pour le chargement à l'aide de rampes, on se sert toujours des poulies qui accompagnent ces rampes et des cordes à chevaux portées par les voitures à embarquer. On peut aussi se servir des. prolonges des compagnies de chemins de fer, à condition qu'elles soient en bon état et suffisamment résistantes. Pour utiliser la poulie, on peut opérer de la manière suivante (1) : On fixe solidement une corde à chevaux par une de ses extrémités à un des essieux du vagon, du côté opposé à la rampe, et on la rabat transversalement sur le plancher du truc. ”
Capitaine Gros, Batteries montées de 75. Instructions intérieures… (1914)
“ Pour monter la rampe sur un wagon, deux hommes enlèvent les longrines et les appuient du côté des griffes sur le seuil de la porte du wagon; s'il s'agit d'un wagon couvert, les longrines sont placées contre les montants des ouvertures, et s'il s'agit d'un truc, on les met à peu près à un écartement de 101,7:5 et leur position est rectifiée s'il y a lieu au moment où l'on pose les panneaux, de manière que ces longrines se trouvent à peu près à l'aplomb des poutrelles-guides. ”
Aide-mémoire de campagne à l'usage des officiers de réserve d'artillerie… (1904)
“ En avant, l'embarquement commence. Dans les voitures à voyageurs, deux hommes placent d'abord les sacs sur les banquettes du côté opposé à l'entrée ; puis tous montent en tenant leur mousqueton ou leur sabre. Dans les wagons aménagés, les chefs de tile placent les sacs sur l'extrémité des bancs et contre les petits côtés. Les hommes montent comme l'indique la figure 89. Devoirs des officiers pendant l'embarquement. — Maintenir l'ordre et la discipline. Ne monter en wagon qu'après s'être assuré que les hommes, les chevaux, le matériel sont convenablement établis. ”
Astolphe de Custine,
La Russie en 1839
“ La kibitka sur laquelle chemine l’homme de fer est, de toutes les voitures de voyage, la plus incommode. Figurez-vous une petite charrette à deux bancs de cuir, sans ressorts et sans dossier ; aucun autre équipage ne peut servir dans les chemins de traverse, auxquels aboutissent toutes les grandes routes commencées jusqu’à ce jour à travers ce vague et sauvage empire. Le premier banc est réservé au postillon ou au cocher qui change à chaque relais, le second au courrier qui voyage jusqu’à la mort, laquelle vient de bonne heure pour les hommes voués à ce dur métier. ”
Eugène Guillaume, Les tramways : législation et jurisprudence les concernant (1884)
“ Les wagons destinés au transport des marchandises, des chevaux ou des bestiaux, les plates-formes, et en général toutes les parties du maériel roulant, sont de bonne et solide construction, et satisfont aux prescriptions des articles 8, 9 et 15 de l'ordonnance royale du 15 novembre 1816. Chaque voiture sans exception est munie d'un frein puissant. (Ibid., art. 23.) Le matériel roulant et tout le matériel servant à l'exploitation sont constamment maintenus dans un bon état d'entretien et de propreté. ”
Règlements et instructions sur le transport des troupes de toutes armes par les voies ferrées et… (1915)
“ Emploi des accessoires d'embarquement. Art. 8. On emploie, au cours des exercices préparatoires exécutés soit avec les dispositifs précités, soit dans les gares de chemins de fer, les accessoires d'embarquement réglementaires (rampes, ponts volants, cales, plateaux en bois blanc, bouts de madriers, cordes-poitrail, bottillons, cordeaux, etc.) . Les rampes mobiles seront utilisées pour les exercices (I) Voir les proscriptions de l'article 18 du chapitre III. dans les cours de marchandises des gares en dehors des quais. ”
Benjamin Barbé, L'Inconsolée (1879)
“ Nous prîmes place dans un wagon; le sifflet du conducteur se fit entendre ; nous nous mîmes en mouvement, et bientôt nous voyagions avec la rapidité de l'oiseau. Mais qu'il allait lentement encore, le convoi, au gré de nos désirs ! ”
Règlement de manoeuvre du train des équipages militaires… (1912)
“ Avec son paquetage, le conducteur en guides met dans le coffre de sa voiture : - Sa capote roulée; Le campement, s'il y a lieu; Les couvertures de ses chevaux roulées et maintenues par les surfaix de couvertures; Les musettes-mangeoires garnies ; Les ferrures, clous et crampons. Il accroche son mousqueton au porte-mousqueton. Tous les hommes montés, pourvus d'un cheval de selle ou d'un attelage, mettent le manteau sur la selle, comme il est dit au n'ai. Si la troupe est pourvue de sacs-tentes-abris, ces objets, disposés comme il a été dit, sont placés sur les coffres des voitures. ”
Eugène Labiche,
Les Chemins de fer
“ Travaille-t-il assez ! Ginginet, l’aidant à monter. Maintenant... appuyez-vous sur mon bras. Jules. Merci... Poussez !... poussez ! Vous ne pouvez donc pas pousser ? Ginginet. Si ! si !... ça y est !... Complet ! La voix de Jules, dans le wagon. Madame, voulez-vous croiser ? (Troisième coup de cloche.) Un employé, traversant. Allons, messieurs, en voiture. Ginginet. On part ! (Il monte dans le wagon, l’employé en ferme la porte.) Voyons... nous n’oublions rien...Ah ! si ! Colombe !... Ne partez pas. Monsieur l’employé, j’attends ma bonne. (Appelant.) Colombe ! ”
comtesse de Sophie Ségur, Les deux nigauds
“ Ils lui firent retrouver son wagon qu'elle avait perdu, et chacun reprit sa place, excepté le milord, qui avait changé de compartiment et l'homme ivre, qu'on avait tiré du wagon et qu'on avait couché sur un des bancs de la salle des bagages. ”
Paul Redard, Transport par chemins de fer des blessés et malades militaires… (1885-1902)
“ Communication établie entre les wagons au moyen de terrasses, pourvues de galeries mobiles, dont l'enlèvement facilite l'embarquement ou le débarquement des blessés par les portes existant aux deux extrémités des wagons, et qui font communiquer les voitures, quand il arrive que les portes latérales ne sont pas accessibles ”
Antoine Chrysostome Quatremère de Quincy,
Encyclopédie méthodique
(1788)
“ On appelle aussi traverses, des barres de bois, posées obliquement, et clouées sur une porte de menuiserie. TRAVERSE DE FER. Grosse barre de fer, qui, avec une pareille, retient par le haut et par le bas, les montans de costiers et de battement, et les barreaux du ventail d’une porte de fer. Il y a de ces traverses, qu’on met à hauteur de serrure, pour entretenir les barreaux trop longs, et qui servent à renfermer les ornemens des frises et bordures de serrurerie. Les grilles de fer ont aussi des traverses qui en fortifient les barreaux. ”
Charles Couche, Voie, matériel roulant et exploitation technique des chemins de fer… (1867-1876)
“ Les conducteurs garde-freins placés àl'étage supérieur peuvent se transporter, en marche, d'une voiture à l'autre. En ce qui concerne les accidents de matériel, rupture de ressort, d'essieu, déraillement partiel, etc., la communication quoique restreinte à l'étage supérieur, suffit. Les voyageurs de l'impériale seront avertis, aussi bien que ceux de l'étage inférieur, mieux même à cause de l'amplitude plus grande des mouvements désordonnés; ils iront trouver le garde, qui lui-même informera le mécanicien. ”
Jacques Lermont, Les cinq nièces de l’oncle Barbe-Bleue
“ La question des bagages était résolue, et nos voyageuses prêtes à passer sur le quai, lorsque Mlle Favières, en allant jeter un dernier regard sur la cour d’arrivée, aperçut une voiture de maître qui entrait à fond de train. ”
Saint-Germain-Leduc, Le nouvel ami des enfants : dédié au prince royal… (1847)
“ Ils montèrent dans les wagons, et les six à sept cents voyageurs trouvèrent de la place. A un coup de sifflet la locomotive s'ébranla, entraînant la file des wagons, et le convoi roula tout entier. On'appelle convoi une file de wagons à laquelle est attelée une locomotive. Gustave, joyeux, battit des mains en regardant son père, et s'écria : « Nous aussi nous voilà partis. » VII Le voyage par le chemin de fer. Ne rendez point votre fils maître de lui-même dans sa jeunesse, et ne négligez pas ce qu'il fait. Travaillez à le former, de peur qu'il ne vous déshonore par sa vie honteuse. ”
Nicolas-Augustin Guilbon, Traité de la police du roulage dans ses rapports avec la compétence des tribunaux de simple police… (1857)
“ Pour les voitures marchant avec relais réguliers et servant au transport des personnes ou des marchandises, la faculté d'atteler des chevaux de renfort s'étend à toute la longueur des relais dans lesquels sont placés les poteaux. ”
E. Deharme, Les Merveilles de la Locomotion
“ On fait des wagons pour le transport des déblais, du ballast, de la houille, du coke, du charbon de bois, des marchandises de diverses natures, des voitures de rouliers et des voitures ordinaires, montées sur leurs roues, des diligences, des bestiaux de grande et de petite taille, des chevaux, du lait, des bagages, des pièces de charpente, et enfin des voyageurs. ”
Arthur Conan Doyle,
Du mystérieux au tragique
(1894)
“ Refermant la portière du compartiment, le conducteur ouvrit celle du compartiment voisin, qui était vide, poussa à l’intérieur les deux voyageurs, siffla, et le train se mit en marche. L’homme au cigare, penché à la portière de son compartiment, jeta quelques mots au conducteur en passant devant lui : mais les mots se perdirent dans le tumulte du départ. ”
Guillaume de Rubrouck,
Deux Voyages en Asie au XIIIe siècle
“ Quand il vient donc quelque marchand, il se sert d’une pareille voiture, à laquelle on attache six de ces chiens d’une certaine manière, et en quelque endroit que les conduise le conducteur, qui est assis dans le traîneau avec le marchand, ils traînent ce petit engin au travers de l’eau et de la boue, sans aucune résistance. ”
Édouard Hocquard, Une campagne au Tonkin (1892)
“ Nous partirons avec trente-quatre coolies pour porter nos bagages; à chaque étape, nous les changerons pour d'autres que nous fourniront les chefs de trams, et nous traînerons à notre suite un nombre respectable de ligatures de sapèques qui nous permettront de faire nous-mêmes chaque jour la paye des porteurs. ”
Paul Redard, Transport par chemins de fer des blessés et malades militaires… (1885-1902)
“ Les brancards sont maintenus plus élevés que le plancher du wagon au moyen de barres verticales reposant sur les ressorts. (Voir Pl. XIX.fig. 3 et4.) Des planches horizontales reposant sur les barres verticales supportent des matelats de laine et des coussins. Les wagons à marchandises sont pourvus de brancards supportés de la même façon sur des châssis reposant sur des ressorts , deux à chaque extrémité? du wagon. Les wagons à marchandises qui ne communiquent pas entre eux sont beaucoup moins confortables que les wagons à voyageurs de 3e classe. ”
