Benjamin Barbé, L'Inconsolée (1879)
“ Elle ne demande qu'une chose, c'est d'aller à son enfant, à son petit enfant, puisqu'il ne reviendra jamais à elle. Et ses larmes et son chagrin me remettent en mémoire les charmes de l'enfant, et ses souffrances et sa mort, que je voudrais oublier pour ne plus souffrir. Chaque jour, je m'en vais à mes affaires et en allant et en revenant, je repasse tout dans ma mémoire. Mon esprit se remplit de choses tristes ; mon cœur se gonfle et je pleure comme une femme, comme un enfant; je pleure, comme le roi David, mon enfant, mon petit enfant, qui ne reviendra plus à nous. ”
