Benjamin Barbé

Résumé

Benjamin Barbé L'Inconsolée (1879)

Elle ne demande qu'une chose, c'est d'aller à son enfant, à son petit enfant, puisqu'il ne reviendra jamais à elle.
Et ses larmes et son chagrin me remettent en mémoire les charmes de l'enfant, et ses souffrances et sa mort, que je voudrais oublier pour ne plus souffrir.
Chaque jour, je m'en vais à mes affaires et en allant et en revenant, je repasse tout dans ma mémoire.
Mon esprit se remplit de choses tristes ; mon cœur se gonfle et je pleure comme une femme, comme un enfant; je pleure, comme le roi David, mon enfant, mon petit enfant, qui ne reviendra plus à nous.
Source : Gallica

Benjamin Barbé L'Inconsolée (1879)

Oh ! je le répète, accueillez la chère âme de notre enfant, de votre enfant, avec amour, avec tendresse, rendez-lui les sourires, les baisers, les caresses de sa mère, et, s'il est nécessaire, donnezlui le lait d'outre-tombe ! Enseignezlui à ne pas oublier les parents qui ne l'ont possédé qu'un jour, et qui ne cesseront jamais de verser des larmes de regret chaque fois que son souvenir viendra remuer doucement leur âme. Enseignez-lui à ne pas nous oublier, parce qu'en mourant nous n'aurons pas de plus doux sentiment que l'espoir de le retrouver !
Source : Gallica

Benjamin Barbé L'Inconsolée (1879)

Nuit et jour elle a veillé sur leur berceau, comme l'oiseau veille sur le nid de ses petits. Que dis-je, le berceau ! Elle a fait de son propre lit le berceau de ses enfants, pour leur procurer, la nuit, sa chaleur maternelle et l'abondance de son lait.
Comme d'autres aiment les plaisirs du monde, elle a aimé les devoirs de la mère et de l'épouse.
Pourtant Dieu a frappé son enfant, son petit enfant, le plus beau, le plus doux, le plus cher à son cœur maternel, celui qui pendait à sa mamelle.
Source : Gallica

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