Eugène Galais

Résumé

Eugène Galais Joseph Vigourous (1883)

Or, Joseph avait huit ans, quand tombaient de son cœur des expressions si belles, si simples et si vraies.
Puissent, de telles pensées, se former, grandir, et se perfectionner, dans l'âme de tous les enfants !
Chaque dimanche, une de ses joies les plus douces et les plus goûtées, c'était d'offrir les économies de sa semaine, à un mendiant, qui avait élu domicile, à la porte de l'église de la Cité.
A la vue de l'enfant, le vieillard souriait, et son visage, ridé par les épreuves, semblait s'illuminer, comme un ciel sombre devient brillant; lorsqu'un beau rayon de soleil dissipe les nuages.
Source : Gallica

Eugène Galais Joseph Vigourous (1883)

Dieu, pour embellir les jardins du ciel, se plaît parfois à choisir les plus aimables plantes de la terre. Il cueille les roses blanches de préférence dans le clos mystérieux du cœur des mères.
Au matin de la vie, les lis sont plus purs et plus embaumés, lorsqu'ils sont encore humides de la rosée des nuits. Ainsi, belle petite fleur humaine, dans tout l'éclat de votre virginale fraîcheur, vous avez été déposée sur les autels du paradis !
C'est le 18 juillet 1882 que Joseph a quitté ce monde et que son âme s'est envolée. Pauvre enfant, si jeune encore !
Source : Gallica

Eugène Galais Joseph Vigourous (1883)

La vie est une plante, dont le fruit ne mûrit pas sur la terre, il lui faut le soleil du paradis.
La mort d'un enfant, c'est pour une mère, le plus écrasant des malheurs, mais, tout pesé, tout considéré, c'est une preuve de la miséricorde Divine.
Nous paraîtrions cruel, en tenant un pareil langage, si l'expérience et la foi ne venaient pas nous donner raison.
Oui, c'est une grâce de mourir à
huit ans, et d'emporter, dans la tombe, au milieu des couronnes et des fleurs, la blanche robe du baptême, et de présenter aux anges une âme virginale.
Source : Gallica

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