Résumé

Récit d'une mère sur la mort de sa fille (1867)

Je n'ai point fait un assez bon usage de la vie pour que Dieu me la conserve ; mais je ne lui demande cette grâce que pour élever chrétiennement mes enfants, et il me l'accordera. Oui, je promets de servir Dieu de tout mon cœur, afin de donner bon exemple à tout le monde. Hélas!- quand Dieu m'afflige en quelque manière, je pense à lui, j'ai les meilleurs sentiments de piété ; et, lorsque tout va au gré de mes désirs, je l'oublie, je suis ingrate envers sa bonté. Mais Dieu est infiniment miséricordieux, et j'espère qu'il me conservera aux chers enfants qu'il m'a donnés.
Source : Gallica

Récit d'une mère sur la mort de sa fille (1867)

Dieu répandit par sa présence beaucoup de consolation dans son âme. Elle lui demanda, il est vrai, avec ardeur sa-guérison. Son cœur de mère se brisait d'ordinaire à l'idée d'une cruelle séparation; mais, ce jour-là, Notre-Seigneur la prépara à son douloureux sacrifice et lui en adoucit lés rigueurs par l'onction de sa grâce. Elle me confia, quelque temps après, qu'elle l'eût fait, après cette communion, sans violence et sans regrets : « J'étais disposée à mourir ; je serais même morte avec joie, me disait-elle, tant Dieu me donnait de force, de courage et de confiance en lui. »
Source : Gallica

Récit d'une mère sur la mort de sa fille (1867)

La pauvre malade le saisit avec un transport extraordinaire et couvrit de baisers les plaies sacrées du Sauveur : « Seigneur, répétait-elle avec une tendre confiance, celle que vous aimez est malade ; elle met en vous seul toute son espérance. » Elle exposait à Notre-Seigneur les tourments de son âme, comme s'il eût été visiblement présent. Ne trouvant rien en moi qui fut capable de soutenir cet entretien suprême et solennel, je priai Dieu avec ardeur de parler par ma bouche, pour répondre aux besoins de la pauvre mourante qui l'implorait avec une foi si vive.
Source : Gallica

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