Résumé

Abbé X. Amélie ou Les derniers jours d'une poitrinaire (1874)

« Tous les jours, si c'est possible, a-t-elle dit. La vue d'un prêtre fait à l'âme tant de bien ! »
Je lui ai promis de le faire.
Elle a ajouté : « Vous me parlerez du ciel.
Notre Seigneur a dit que, pour y entrer, il fallait se faire enfant. J'ai réfléchi à cette parole.
Il m'a semblé qu'elle voulait dire que nous devons nous jeter dans les bras de Dieu, comme l'enfant dans le sein de sa mère, sans nous inquiéter de rien. Je m'efforce d'en venir là. Que je vive, que je meure, peu m'importe. Je n'ai peur de rien. Dieu fera de moi tout ce qu'il voudra. Je m'abandonne à sa sainte volonté. »
Source : Gallica

Abbé X. Amélie ou Les derniers jours d'une poitrinaire (1874)

Elle désire ardemment communier le jour de la Nativité de la très-sainte Vierge, et, si la mort parait proche, recevoir l'Extrême-Onction et le saint Viatique.
Elle parle de sa mort comme d'une fête, et du Viatique comme d'un festin de noces.
Une toux continuelle déchire sa poitrine.
Une fièvre brûlante la dévore. Résignée et souriante : « Tout cela, dit-elle, formera mon avant-garde. J'espère que, à la suite, j'entrerai
bientôt au ciel. Père, mère, frère, sŒur, vous serez l'arrière-garde. Vous viendrez me rejoindre là-haut ! »
Source : Gallica

Abbé X. Amélie ou Les derniers jours d'une poitrinaire (1874)

Ainsi la pensée du ciel suit partout cette enfant. Elle charme même son sommeil !
Dimanche 24 août.
Crise terrible. Les douleurs sont extrêmes.
Pas une plainte. Quand ses forces l'abandonnent, elle saisit l'image de Notre Seigneur, et la presse sur ses lèvres.
Il y a eu un moment où la pauvre mère n'a pu contenir son émotion. Elle s'est mise à pleurer.
Amélie a vu les larmes qui coulaient de ses yeux ; et avec un accent de tendresse inexprimable : « Mère, ne pleure pas : tes larmes me brisent le cœur. » Je lui ai dit que les larmes
soulageaient la douleur de sa mère.
Source : Gallica

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