Résumé

M M,  La petite vivandière (1845)

“ Amélie se réjouissait en voyant le mieux qui se manifestait dans la blessure du colonel ; elle était enchantée d'avoir trouvé l'occasion de prouver à celui-ci toute sa reconnaissance pour les bienfaits dont il l'avait comblée.
« Non , disait-elle en elle-même, lorsque je donnerais trente fois ma vie pour la sienne, je ne m'acquitterais pas encore envers lui; car c'est à lui que je dois tout ce que je sais, et y a-t-il un trésor plus précieux que l'éducation, et surtout une éducation religieuse! c'est la véritable vie de l'âme, sans laquelle celle du corps n'est rien. »
”
Source : Gallica

M M,  La petite vivandière (1845)

“ Ces prières ne furent pas exaucées, et madame d'Osmond perdit peu à peu tout espoir.
« Pauvre enfant, disait-elle en arrêtant sur Amélie un regard douloureux, tu entres à peine dans le monde et tu es déjà orpheline. Que deviendras-tu quand je ne serai plus? Tu seras seule dans cette vieille demeure : l'isolement, l'ennui, la peur peut-être te la rendront insupportable. Tu n'y mèneras qu'une vie languissante, chère Amélie. Étais-tu donc destinée à tant de malheur? »
”
Source : Gallica

M M,  La petite vivandière (1845)

“ Elle ne se connaissait plus de joie ; il lui semblait qu'elle était dans le paradis, car une bonne action est un paradis sur terre. Elle avait dépensé tout l'argent qu'elle réservait pour la foire, en achetant les provisions du malheureux soldat; et cependant, en passant devant les boutiques où elle s'était proposé de faire des emplettes, elle était triomphante, car elle était plus heureuse de ce qu'elle avait fait que si elle eût mangé tous les bonbons et les gâteaux possibles. En effet, le bonheur que l'on éprouve en mangeant des
friandises n'est qu'une sensualité qui ne dure qu'un instant
”
Source : Gallica

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