Pierre Mille,
L'ange du bizarre
(1921)
“ M. Aristide Pimperel était un homme qui passait pour ne s’ennuyer jamais, bien qu’il n’eût rien à faire, se trouvait affligé d’une agréable fortune. C’était, comme on dit en Belgique, une riche nature, douée d’une intarissable gaieté. Blond jusqu’au jour qu’il devint chauve, solide, grand, gros et gras, bon garçon et bon vivant, il avait des éclats subits de bizarrerie formidables. Ce sont ces sortes de gens-là qui inventent les zwanzes : la galéjade méridionale est un mot ou une histoire ; la zwanze belge est un acte, une plaisanterie en acte, énorme, imprévue, déconcertante. ”
