Résumé

Portrait de Henry Monnier Henry Monnier La religion des imbéciles

Rangeons-nous, mesdames, les voilà qui sortent de la sacristie.
MADAME LABICHE.
Je ne vois pas la maman.
LE MARIAGE.
MADAME CUDOT.
Vous la verrez pas non plus.
MADAME LABICHE.
Elle ne viendra pas?
MADAME BRANCHU.
Sa figure que je veux dire que vous ne verrez pas, elle l'a dans son mouchoir.
MADAME BONNET.
Pauv'femme!
MADAME BRANCHU.
Je me mets bien à sa place.
MADAME CUDOT.
C'est pas une raison, on lui prend pas sa fille.
MADAME FARIN.
Approchant la même chose, allez; une fois mariés, les enfants ne sont plus guère à leurs père et mère.
Source : Gallica

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Je la trouve bien mise, la mariée.
MADAME FARIN.
Elle a de belles choses; pour avoir de belles choses elle a de belles choses, mais c'est un fouillis à n'y rien comprendre. A-t-il des gants, le papa?
MADAME CUDOT.
Si il a des gants?
MADAME FARIN.
Oui.
MADAME RRANCHU.
Vous voulez rire; jusqu'aux coudés, comme un gendarme.
MADAME CUDOT.
Dirait-on pas à les voir, l'homme et la femme, qu'ils vont à l'enterrement de leur demoiselle?
290 LE MARIAGE.
MADAME BRANCHU.
Dame, l'émotion! je trouve ça bien naturel.
Source : Gallica

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Et l'on veut qu'une mère ne soit pas inquiète lorsque sa fille est exposée à rencontrer un être comme monsieur son père ; un homme qui, de sa vie, n'a une idée à lui, un hurluberlu, un brouillon qui n'a pas plus de tête qu'une linotte.
Source : Gallica

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