comtesse de Sophie Ségur

Résumé

comtesse de Sophie Ségur Les deux nigauds

Ses yeux brillèrent, et il s'élança vers la porte qui menait au parloir.
En l'ouvrant il se trouva en, face de Simplicie, de Prudence et de
Cozrgbrlewski.
—Simplicie, Prudence, s'écria-t-il avec un accent de joie qui les surprit, que je suis content de vous voir! Bonjour, Monsieur Coz. Comment allez-vous vous? Comment va ma tante?
SIMPLICIE,—Nous allons bien et ma tante va bien. Qu'est-ce qui te prend? Pourquoi es-tu si content de nous voir?
INNOCENT.—Oh oui! je suis content! Si tu savais comme c'est triste d'être seul, sans amis, sans personne qui vous aime, qui s'intéresse à vous!
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comtesse de Sophie Ségur Les deux nigauds

INNOCENT.—Pas à moi; il ne s'agit que de lui répondre et de la faire rire. C'est une bonne femme.
SIMPLICIE.—Bonne! tu as donc oublié comme elle a battu son chien et son chat?
INNOCENT.—Je crois bien; ils se battent quand elle veut nous faire voir comme ils sont bons amis!
SIMPLICIE.—Et puis, comme elle crie, comme elle rit fort, comme elle jure! Mon Dieu! que je vais être malheureuse! Pourquoi ne suis-je pas restée avec maman et papa?
INNOCENT.—Laisse donc! tu t'habitueras. Je te dis qu'elle est très bonne femme.
PRUDENCE.—Je ne sais pas où mettre nos affaires
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comtesse de Sophie Ségur Les deux nigauds

PRUDENCE.—Pour vous aimer, Mam'selle, Dieu m'est témoin que je vous aime de tout mon coeur, pour vous protéger, je me ferais hacher en morceaux pour vous garantir d'un malheur. Mais ça n'empêche pas que je voie clair et que je trouve comme d'autres que vous ne vous êtes pas comportée gentiment avec votre papa et votre maman. Parce que le fromage sent mauvais, ça n'empêche pas de l'aimer et de le manger avec plaisir. Parce que les gens ont des défauts, ce n'est pas une raison pour qu'on ne les aime pas et qu'on ne se dévoue pas à eux.
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