Armand de Pontmartin,
Les Corbeaux du Gévaudan, par A. de Pontmartin
(1883)
“ Susanne ! Susanne ! – Quoi donc ? – J'ai fait un rêve... Tu n'as pas vingt ans... Tu es belle !.. Il est impossible que ta vie soit finie, que tu te condamnes à rester éternellement ici et à vieillir sans amour... Simon est mort ; Jacques... Jacques est loin. Personne, dans ce pays de malheur, ne songera à t'épouser... Veux-tu donc vivre toujours seule, errante, traitée d'innocente par les uns, de fadette par les autres, objet de pitié pour tous ! Ces lieux, où tout te rappelle tes souffrances, doivent te paraître exécrables comme à moi... ”
