Pierre Ninous

Résumé

Pierre Ninous,  L’Empoisonneuse

“ Je connaissais le secret de ton cœur, et le mien était à toi.
Mon amour ! l’as-tu compris et deviné, Jacques ? Sais-tu de quoi il est fait, de quoi il est capable ? Crois-tu que ta Marianne, ta fiancée, ta femme, comme tu l’appelles, t’aime comme on aime ici autour de nous, avec les exaltations factices de passions éphémères, ou les calculs mesquins de l’égoïsme qui raisonne ?
Non, à partir du moment où je t’ai donné mon âme, il n’y a plus eu qu’un être pour moi sur terre : toi. En dehors de toi, rien n’existait, rien ne vivait.
”
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Pierre Ninous,  L’Empoisonneuse

“ Je veux que Marguerite soit heureuse ; je veux que vous abandonniez tous vos droits sur elle, jurez-le.
— Je le jure, répéta Blanche d’une voix tremblante ; j’aime Marguerite par-dessus toutes choses ; Lucien, encore une fois, pardonne !
Elle voulut saisir ses mains déjà froides. Une horrible expression de dégoût s’empara de M. de Sauvetat, il se recula.
— Ah ! vipère, s’écria-t-il, soyez maudite.
Puis tout à coup ses joues se colorèrent, un frisson le secoua, il se dressa sur son séant, et attirant Marianne à lui, s’écria :
— Ô Marianne, Marguerite ! prenez garde, la vipère vous mord !
”
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Pierre Ninous,  L’Empoisonneuse

“ Vous ne m’aimez pas !... Miséricorde ! moi ne pas t’aimer !... Et il m’a fallu te voir partir chancelant, affolé, ne voulant plus vivre, maudissant toutes choses, toi, mon bien suprême !
Tu me parlais de douleur, il y a un instant, de sacrifices, de regrets, de séparation ? Les as-tu comptées mes larmes à moi, ces larmes versées loin de toi et que nul n’a essuyées ? Sais-tu que chacune de tes souffrances avait son contre-coup dans mon cœur ; que chacun de tes découragements me jetait dans des désespoirs pendant lesquels ma raison et ma volonté m’abandonnaient.
”
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