Pierre Ninous

Élements biographiques

Pierre Ninous L’Empoisonneuse

Je connaissais le secret de ton cœur, et le mien était à toi.
Mon amour ! l’as-tu compris et deviné, Jacques ? Sais-tu de quoi il est fait, de quoi il est capable ? Crois-tu que ta Marianne, ta fiancée, ta femme, comme tu l’appelles, t’aime comme on aime ici autour de nous, avec les exaltations factices de passions éphémères, ou les calculs mesquins de l’égoïsme qui raisonne ?
Non, à partir du moment où je t’ai donné mon âme, il n’y a plus eu qu’un être pour moi sur terre : toi. En dehors de toi, rien n’existait, rien ne vivait.
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Pierre Ninous L’Empoisonneuse

Je veux que Marguerite soit heureuse ; je veux que vous abandonniez tous vos droits sur elle, jurez-le.
— Je le jure, répéta Blanche d’une voix tremblante ; j’aime Marguerite par-dessus toutes choses ; Lucien, encore une fois, pardonne !
Elle voulut saisir ses mains déjà froides. Une horrible expression de dégoût s’empara de M. de Sauvetat, il se recula.
— Ah ! vipère, s’écria-t-il, soyez maudite.
Puis tout à coup ses joues se colorèrent, un frisson le secoua, il se dressa sur son séant, et attirant Marianne à lui, s’écria :
— Ô Marianne, Marguerite ! prenez garde, la vipère vous mord !
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Pierre Ninous Le bâtard. Bambochinet (1881)

Dans la pensée pieuse qui avait réuni côte à côte Jeanne et Michel, Léon reconnut le cœur de Rose, Sur les deux tombes, en effet, il n'y avait pas de nom, mais des héliotropes, encore fleuris malgré l'hiver qui était tout proche, de grands rosiers blancs les entouraient et leur faisaient comme un impénétrable rempart d'amonr et de souvenirs.
Pas une feuille ne jonchait la terre, pas une ronce sauvage ne croissait à l'entour. Rose devait avoir laissé des ordres précis et plus qu'eux encore l'affection fidèle des vieux serviteurs soignait le dernier asile de celle qu'ils avaient aimée.
Source : Gallica

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