Jules Maurie

Élements biographiques

Jules Maurie,  Deux amours (1877)

“ Puisque, me disiez-vous, toute destinée humaine compte ses heures de sacrifice, je supporterai le mien avec toute l'énergie dont je serais capable. Mais, Robert, n'oubliez jamais que je ne vis que par vous et pour vous.
— Je n'oublierai jamais que la lumière existe, je n'oublierai pas davantage, ô mon amie, que votre amour est à ma vie ce que l'air est aux créatures de Dieu. Lorsque votre amour n'éclairera plus mon âme, ici-bas, c'est que la mort aura glacé mes membres; Hélène, moi aussi, je ne vis que par vous et pour vous.
”
Source : Gallica

Jules Maurie,  Deux amours (1877)

“ Est-ce que je ne connais point votre âme d'artiste et ses élans? Ignoré-je que Vétude est nécessaire à vos nobles aspirations?
Vous travaillen'est-ce pas, Robert? Mais, par grâce, au nom de notre amour, par pitié pour mes souffrances, écrivez-moi : « Je travaille, et vous aime encore. » Je vous demanderai, de toutes les forces de mon âme, pardon de mon importunité, mais elle s'éclairera encore une fois des lueurs bienfaisantes de l'espérance, et ces lueurs sont aussi nécessaires à ma vie, Robert, que la lumière l'est à tous les êtres.
Nous sommes dans les jours de deuil, Ceslla
le Passion.
”
Source : Gallica

Jules Maurie,  Deux amours (1877)

“ Vous aussi, monsieur? dit la baronne en riant.
L'émotion de Robert était extrême.
Il avait conscience d'une sorte d'ubiquité de lui-même, et c'était de ses propres yeux qu'il voyait à la fois le Robert Daulnoy, de Châtillon,
timide, méditatif, travailleur, le Robert extatique en amour, ne voyant la femme qu'entourée d'une divine auréole, incarnation d'une essence céleste, et le Robert actuel, troublé, frémissant, traversant la tête haute, mais sans assurance, une réunion élégante, ayant à son bras une femme belle, de formes opulentes, appuyée amoureusement sur lui.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature