Marie-Thérèse Ollivier

Élements biographiques

Marie-Thérèse Ollivier Valentine de Lamartine (1908)

Élevé dans une vie de famille patriarcale, Lamartine en a gardé toute sa vie l'amour et le respect. Chaque année, il passait l'été, tantôt à Saint-Point, tantôt à Montceau, tantôt à Mâcon, entouré d'un essaim de sœurs, de beaux-frères, de nièces, de neveux, qui, avec les visiteurs amis, animaient ses demeures d'une population joyeuse. Ses jours les plus heureux ont été ceux qu'il passa ainsi, près de sa femme et de sa fille, sous l'égide de sa mère.
Cette mère, aussi grande par la vertu que son fils l'est par le génie lui inspirait une véritable adoration.
Source : Gallica

Marie-Thérèse Ollivier Valentine de Lamartine (1908)

Dieu ne m'a laissé que toi sur la terre par qui il puisse m'arriver de la joie, du bonheur, de l'affection. De jour en jour, d'année en année, mon cœur endurci et fermé à tout se raffermit plus exclusivement sur cette tendresse de fille et d'ange. Qui te l'a inspirée? Tu sais combien nous te la rendons, je ne dis pas plus mais autant que tu l'éprouves pour nous. Ne te fais jamais le moindre doute, le moindre tourment là-dessus. Tu es notre monde rassemblé en toi. Ce sentiment est double ici dans ta tante et dans moi. Ne songe qu'à ton bonheur qui nous préoccupe soir et matin, jour et nuit.
Source : Gallica

Marie-Thérèse Ollivier Valentine de Lamartine (1896)

Rien n'est meilleur pour les douleurs de l'âme, comme pour celles du corps, qu'un déplacement. Le mouvement, l'obligation de s'occuper des choses de la vie, la diversité des
paysages ne consolent ni ne guérissent, ils endorment la douleur et l'empêchent de vous dévorer le cœur. On rentre ainsi dans la vie réelle où il faut toujours revenir une fois. La vie ne s'arrête pour personne. On croit d'abord qu'on pourra s'asseoir sur la route à pleurer en laissant passer les vivants. Mais non, il faut marcher aussi, reprendre le fardeau et ne laisser couler ses larmes qu'en dedans.
Source : Gallica

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