Henri Conscience

Élements biographiques

Henri Conscience,  Revue des Deux Mondes

“ Modère ta joie, mon enfant ; ta douleur sera d’autant plus facile à vaincre, si Dieu, dans cette affaire, décide contre ton espérance.
— Oh ! non, mon père, balbutia Lénora, Dieu me sera favorable ; je le sens à l’émotion de mon cœur.
— Tu seras donc bien heureuse, Lénora, si Gustave devient ton fiancé ? demanda M. de Vlierbecke en souriant.
— Ne jamais le quitter ! s’écria Lénora ; l’aimer, faire le bonheur de sa vie, sa consolation, sa joie ! animer par notre amour la solitude du Grinselhof ! Ah ! nous serons deux alors pour vous faire une douce existence !
”
Source : Wikisource

Henri Conscience,  Revue des Deux Mondes

“ Et vous, mon père, si l’on vous offrait tout l’or de l’Amérique pour la perte de votre Lénora, que feriez-vous ?
— Ciel ! s’écria le père d’une voix entrecoupée, donne-t-on sa vie pour de l’or ?
— Ainsi, reprit la jeune fille, le bon Dieu nous a laissé à tous deux ce qui nous est le plus cher en ce monde. Pourquoi nous plaindre, lorsque nous avons à bénir sa miséricorde ? Que votre cœur reprenne courage, mon père ; quel que soit le sort qui nous attend et dussions-nous habiter une chaumière, rien ne pourra nous abattre tant que nous serons l’un près de l’autre.
”
Source : Wikisource

Henri Conscience,  Revue des Deux Mondes

“ M. de Vlierbecke lui prit la main en disant d’une voix douce : — Je savais, Lénora, que j’allais t’attrister ; mais il faut t’habituer à l’idée de cette séparation.
La jeune fille releva la tête et dit avec résolution : — Eh quoi ! mon père, vous croyez Gustave capable de remplir votre vie de chagrins, de me séparer de vous ? mon père, vous ne le connaissez pas ! vous ne savez pas combien il vous respecte et vous aime ! Vous ne savez pas quels trésors de bonté et d’amour renferme son cœur !
M. de Vlierbecke attira vers lui sa fille émue, et posa sur son front un doux baiser.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature