Hendrik Conscience,
Scènes de la vie flamande
“ Son regard s’arrêta sur les yeux de la jeune fille avec un ineffable sourire, et à demi égaré par la joie, il lui dit : — Lénora, chère Lénora, vous êtes revenue à moi ? Vous avez pitié de mes douleurs ? Vous ne me haïssez donc pas ! — Un amour comme le nôtre s’éteint-il en un jour, Gustave ? dit la jeune fille en soupirant. — Oh ! non, non, s’écria le jeune homme avec exaltation, il est éternel ! N’est-ce pas, Lénora, éternel, tout-puissant contre le malheur, impérissable tant que le cœur bat dans la poitrine ? ”
