Sophie d' Arbouville, Oeuvres de Madame d'Arbouville… (1875-1876)
“ Ma fiancée, ma femme, reprit l'étudiant, il n'y a plus qu'une seule existence pour nous deux. Oh ! l'avenir, qu'il soit long ! Que cet immense univers ait une retraite bien ignorée où nous oublierons le reste de la terre ! — Herbert, je suis trop heureuse! — Un jour de cette vie-là, Christine, et mourir, vaut mieux, n'est-ce pas, que vieillir sans avoir connu un pareil jour ! L'amour, voilà la vie véritable, voilà la seconde âme de notre être, l'âme la meilleure, sans laquelle l'autre n'existe qu'à moitié. ”
