Joseph Teysseire

Élements biographiques

Joseph Teysseire,  "Derelictus", suivi d'autres nouvelles… (1879)

“ « A bientôt la mort, à bientôt la fin de tes souffrances; tout ce que tu as perdu sur la terre tu vas, dans peu, le retrouver au ciel ; ton père t'attend, ta mère t'appelle, et cet ange si pur que tu nommais ta sœur, tu vas le revoir là-haut dans la sainte auréole de sa gloire ; ne cherche plus ici-bas cette âme qui manque à ton âme ; ce que tu as pris pour elle n'était qu'un semblant trompeur qui a fui quand tu approchais ; –mais là-haut, l'ange te tend les bras, et la mort va bientôt te donner des ailes. » voilà, mon ami, ce qu'il y pour moi dans ce mot suprême de phthisie. ”
Source : Gallica

Joseph Teysseire,  Trop tôt. [Une sérénade.] Par J. Teysseire (1878)

“ « Il n'y est pas, mais il y a été; il a passé là; son pied a foulé ce sable, ce gazon ; sa main a touché cet arbre; et sous ce bosquet il m'a dit ces choses. » — Et cela me consolera de ton absence, et il y aura des moments peut-être, où, distraite, égarée par l'illusion du souvenir, je croirai que c'est encore ton bras que je tiens.
Edmond ne répondit que par un regard et une douce pression à la main d'Hélène, qu'il tenait toujours dans la sienne.
Un long silence succéda à ces paroles.
”
Source : Gallica

Joseph Teysseire,  "Derelictus", suivi d'autres nouvelles… (1879)

“ Votre place n'est plus ici, ma fille; le Seigneur vous a préparé une autre destinée ; suivez votre père, rentrez dans le monde ; là,
comme ici, une femme vertueuse, et riche comme vous de nobles sentiments, peut sanctifier sa vie en accomplissant scrupuleusement ses devoirs de fille, d'épouse et de mère. Allez mon enfant, et que Dieu vous bénisse et vous protège !
A ces mots, Laure ne se contenant plus de joie et de bonheur, sauta au cou de la vénérable dame, sans pouvoir prononcer un mot. Puis elle la quitta pour aller, en toute hâte, embrasser son père et sa belle-sœur.
”
Source : Gallica

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