Mathilde Grangier, Amour et devoir, par Mme Mathilde Grangier (1859)
“ DE JOSÉPHINE. Tu es peut-être étonnée, Anna, de mon manque de parole : c'est la première fois de ma vie que cela m'arrive ; n'en sois pas fâchée, je te prie, et pense bien que si je ne t'ai pas écrit le jour convenu, c'est qu'il m'a été impossible de le faire. Quoique maîtresse de maison, je ne le suis guère de mon temps ; toute cette semaine s'est passée en visites de digestion ou autres; je crois que tout le pays est venu me voir ; jusqu'à la nourrice de Lucien qui m'a entretenue hier au moins pendant une heure ; c'est une femme déjà tannée, mais qui n'en a pas moins bon coeur. ”
