“ Car c’est la fin de Saint-Flour, la fière cité, dont l’héroïsme avait résisté à tant d’attaques, expirant sur son roc inexpugnable, à neuf cents mètres d’altitude, cent huit mètres au-dessus de la vallée, tout son sang ayant coulé au faubourg, gras et florissant, le Saint-Flour commercial et industriel d’aujourd’hui,—qui n’est pas Saint-Flour...Cependant, Saint-Flour ne périra pas tout; il ne s’effritera pas dans l’oubli, sans que l’on ait été averti qu’il y avait là de l’injustice à réparer, de la grandeur à célébrer,—la mémoire d’une vaillance de population unique à honorer. ”
Saint-Flour
Définition et enjeux
Saint-Flour est une commune française du Cantal, située à la croisée des chemins historiques et géographiques. Son histoire, marquée par la christianisation par Florus au Ve siècle et ses défenses médiévales, a inspiré des auteurs comme Jean Ajalbert, qui souligne son héroïsme, ou Marcellin Boudet, qui relate ses sièges durant la Guerre de Cent Ans.
Antoine Du Bourg, quant à lui, met en lumière son rôle religieux et éducatif. Ces approches, combinant géographie, histoire et culture, révèlent une ville dont le patrimoine et la résilience continuent d’attirer l’attention des chercheurs.
Citations sur “Saint-Flour”
Marcellin Boudet, Problèmes et documents inédits d'Auvergne… (1893)
“ Cette note est, au surplus, un utile complément des Registres des consuls de Saint-Flour au xive siècle. Ceux qui les écrivirent étaient des gens froids et fermes, endurcis par de plus grandes souffrances et plus aguerris que les bourgeois de Clermont, de Riom ou de Montferrand. Ils ne font point de sentiment, ne s'échappent pas en réflexions, en récits de combats, en gémissements. ”
Adrien de Brimont, Urbain II : un pape au moyen âge (1862)
“ Les moines de Saint-Flour furent confirmés dans la possession de l'église de Saint-Martin des Eaux-Chaudes, qu'on leur disputait2. Les chanoines réguliers de Pebzac, collégiale voisine de Saint-Flour, obtinrent pour leur prévôt le titre d'abbé, mais sans les attributs de la crosse et des sandales. ”
Marcellin Boudet, Problèmes et documents inédits d'Auvergne… (1893)
“ Voici le passage : - « Civitas Sancti » Flori. est per inimicos regni de die et nocte insidiatci, » et specialiter per dominum Bertugatum de Lebreto et » ejus comitivias, colore assalimenti facti in loco de Mon» tebruno per habitantes predictos aut aliquos eorundem, » et conflictu facto in loco predicto et in aliis locis bail» live. ; plus facto, in suburbiis predictis quorum ali» qua pars incendio destructa (1) ». Ainsi, en 1369, Saint-Flour fut de nouveau attaqué avec fureur par le plus implacable de ses ennemis et le plus célèbre des partisans anglais du temps ”
Antoine Du Bourg, L'abbé Fleuret, curé de Saint-Philippe du Roule à Paris… (1917)
“ Au diocèse de St-Flour, son pays d'origine, il a établi et entretient plusieurs écoles libres, en dehors des secours accordés au clergé. Il a bâti une belle chapelle, lieu de pèlerinage. | 1 - Œuvres dans le Cantal Parmi tous les souvenirs qu'il emporta du pays et qu'il conserva fidèlement dans son cœur, en en faisant un des mobiles principaux,était sa dévotion envers Notre-Dame de Pitié. Cette dévotion qui avait inspiré la ferveur de sa jeunesse, il la conserva toute sa vie ; et elle fut une des consolations de sa couche funèbre ; elle mérite donc d'arrêter quelques instants nos regards ”
Antoine Du Bourg, L'abbé Fleuret, curé de Saint-Philippe du Roule à Paris… (1917)
“ Vous n'avez pas oublie de mentionner son attachement à l'Auvergne, à ce diocèse de St-Flour, où Dieu plaça son berceau, où nous gardons sa tombe avec, une piété reconnaissante. Ce trait achève la peinture d'une âme, faite à la fois de bonté génereuse et d'énergie tenace et patiente. Je vous remercie de l'avoir signalé. Veuillez, mon révérend Père, recevo ir mes félicitations pour l'hommage rendu par vous à la chère mémoire de M. le chanoine Fleuret et pour le bien que sa vie fera à vos lecteurs. ”
Marcellin Boudet, Problèmes et documents inédits d'Auvergne… (1893)
“ Arch, Saint-Flour, boîte Roles et Impositions. les-Haut; qu'ils pénétrèrent dans le faubourg « Sous-leTuile » qui touche au rempart et qu'ils échouèrent devant la porte du Tuile. Là, ils furent repoussés; mais ils se vengèrent en brûlant les faubourgs dont ils s'étaient emparés. Il n'y avait presque plus de maisons debout au bas de la côte, davantage au milieu et peu de dégâts à portée d'arbalète de la porte du Tuile. Un des Anglais de Sennezergues qui avait incendié les faubourgs avec lui fut fait prisonnier ; les Sanflorains voulaient le mettre à mort, suivant leur usage. ”
Antoine Du Bourg, L'abbé Fleuret, curé de Saint-Philippe du Roule à Paris… (1917)
“ Nos seigneurs Baudrillart, recteur de l'Institut catholique de Paris et de Teil, directeur de l'œuvre de la Sainte-Enfance, étaient venus rehausser de leur présence la cérémonie et rendre hommage à la mémoire de celui qui venait de nous quitter. Un clergé nombreux, une délégation du diocèse de St-Flour, des religieux en grand nombre remplissaient le chœur et priaient avec émotion. La nef et les bas-côtés étaient remplis de fidèles de toutes les classes de la société qui s'unissaient dans les mêmes regrets et dans les mêmes prières. ”
Marcellin Boudet, Problèmes et documents inédits d'Auvergne… (1893)
“ Le 6 avril 1371, Charles V diffère d'un an l'échéance des dettes de Saint-Flour menacé de déconfiture, par la raison que les habitants « avoient souffert très grans » pertes et dommages par les ennemis de notre royaume, » les quieux se sont par plusieurs foiz efforciez de prendre » et embler (enlever d'assaut) ladite ville et ont ars » (brûlé) la plus grande partie des faubours d'ycelle » ville etgasté le pais d'environ (2) ». ”
Antoine Du Bourg, L'abbé Fleuret, curé de Saint-Philippe du Roule à Paris… (1917)
“ Après avoir acquis le Grand-Séminaire, l'avoir réparé et l'avoir meublé, M. Fleuret eut le bonheur de venir offrir à Mgr l'évêque de St-Flour ce don princier et sacerdotal de sa vieillesse. C'était peu de temps avant la retraite sacerdotale que la donation fut faite: dans les bâtiments nouvellement acquis et rendus à leur destination primitive, le clergé se réunit avec joie et émotion; le diocèse reprenait possession de cet inimeuble qui avait tant de prix à ses yeux et lui était d'une si urgente nécessité. ”
Domairon, Louis, Le voyageur françois ou la connoissance de l’ancien et du nouveau monde
“ Fondation du monastere de Saint-Flour ; embellissement de la ville. Sa situation, ses églises, ẝes maisons d’éducation, ses couvens. Autorité temporelle de l’évêque de Saint-Flour ; foires qui s’y tiennent. Maison de Brezons. Chaudes-Aigues ; sa source d’eaux minérales. Bourg de Carlac, son ancien château ; ẝiege. qu’il a soutenu. ”
Antoine Du Bourg, L'abbé Fleuret, curé de Saint-Philippe du Roule à Paris… (1917)
“ Flour, de ses rapports avec Mgr de Pompignac, malgré le plaisir naturel qu'il éprouvait à contempler les pittoresques paysages du Cantal, à escalader ses pentes abruptes, à respirer son air vif et pur, l'abbé Fleuret sent tous les jours davantage que son séj our à l'évêché ne peut être qu'une halte temporaire et que c'est ailleurs qu'il doit porter ses perspectives d'avenir. L'essai qu'il a fait du ministère et des œuvres dans la capitale l'a convaincu que c'est bien là que le Bon Dieu l'appelle, que c'est bien dans cette vigne sanslimites qu'il doit consacrer sa vie. ”
Justin Brun-Durand, Dictionnaire biographique et biblio-iconographique de la Drôme… (1900-1901)
“ FLOUR DE SAINT-GENIS (HENRI-ALEXANDRE) , n'appartient pas à notre département par sa famille, non plus que par sa naissance; car celle-ci eut lieu à Turin, le 20 octobre 1800, et sa famille, qui tire le nom de Saint-Genis d'un petit village des Hautes-Alpes, dont elle acquit la seigneurie dans la première moitié du XVIIIe siècle, était vraisemblablement d'Upaix, bourg voisin, dont Jean-Antoine Flour ou de Flour, qui fut ensuite vibailli de Gap, était châtelain en 1736. Mais il n'en a pas moins droit à une place, dans notre galerie, comme ayant été le premier président et, .dans une ”
Victor Flour de Saint-Genis, L'Ennemi héréditaire. Les Invasions germaniques en France… (1876)
“ Les révolutions de Rome et de Suisse furent des actes maladroits et odieux ; on y violait à la fois le texte des traités publics, d'anciennes amitiés, et tout ce qu'il y a de plus respectable au monde : la religion, la faiblesse, la vertu. La conquête de l'Hélvétie, pays républicain, montra le vide et le mensonge des théories révolutionnaires, viola une neutralité trois fois séculaire, utile à l'Europe entière, indispensable à la France, et fit des Alpes suisses un champ de bataille, de barrière qu'elles étaient. ”
Victor Flour de Saint-Genis, L'Ennemi héréditaire. Les Invasions germaniques en France… (1876)
“ Jamais les Allemands ne consentiront à céder Trèves, Mayence, Strasbourg, plus vieilles dans leur histoire que Vienne et Berlin, Cologne, la ville des martyrs, Aix-la-Chapelle, la cité karolingienne, la ville impériale par excellence. La France, d'autre part, peut-elle renoncer à ses limites du Rhin et des Alpes ? Ce sont ces prétentions contraires qu'il s'agit de concilier ; si l'orgueil allemand se refuse à céder à la France, l'orgueil français à céder à l'Allemagne, que les deux nations transigent en abandonnant toutes deux leurs droits à un peuple neutre. ”
Antoine Du Bourg, L'abbé Fleuret, curé de Saint-Philippe du Roule à Paris… (1917)
“ Les deux vieillards ne trouvèrent plus dans leur foyer désert que des places-. vides ; ils s"établirent d'une manière plus définitive dans leur maison de Paris ; ce qui leur procurera dans l'avenir l'avantage et la; consolation de vivre avec leur fils bien-aimé, l'abbé Raymond, qui était destiné par la Providence à exercer dans la capitale, pendant la plus grande partie de sa vie, son précieux ministère. Depuis son entrée au grand séminaire d& St-Flour, alors dirigé par les Lazaristes., l'abbé Fleuret suivait avec un succès très brillant les cours de philosophie et de théologie. ”
Victor Flour de Saint-Genis, L'Ennemi héréditaire. Les Invasions germaniques en France… (1876)
“ Alliés faisaient de la Suisse le grand chemin de Paris. La dépossession du pape Pie VI, la spoliation des États de l'Église, le pillage des couvents et des musées de Rome, justifièrent l'horreur qu'inspirait à tous les honnêtes gens le souvenir des crimes de la Convention ; il semblait que l'athéisme fût érigé en principe de droit public. Au point de vue politique, cette extension de la domination française en Italie l'affaiblit par son excès même. Nul n'insulte Rome sans être châtié. Ceux qui mangent du Pape en crèvent, a dit Joseph de Maistre. ”
Victor Flour de Saint-Genis, Saint François de Sales et son temps… (1869)
“ Tout, en saint François de Sales, dérive de la charité comme d'une source et tout, en lui, conduit à la foi profonde. Pas de lettre où il ne souhaite à ses pénitentes, à ses amis, la vie libre, joyeuse du chrétien qui se repose en Dieu. L'universel écrasement des vanités mondaines est le conseil de toutes les heures. ”
Victor Flour de Saint-Genis, Saint François de Sales et son temps… (1869)
“ La vertu paisible et la vertu militante siègent à ses côtés ; par delà les horizons brumeux, fourmillant d'erreurs, d'attaches vulgaires, de petitesses méprisables, où est l'échappée de son regard, où est l'issue de son âme 1 Toujours vers la sereine majesté de la nature, vers les satisfactions de la conscience, vers les apaisements du devoir accompli. ”
Victor Flour de Saint-Genis, L'Ennemi héréditaire. Les Invasions germaniques en France… (1876)
“ La Prusse ne peut porter longtemps encore sur ses épaules le poids trop lourd de la victoire ; elle a peur que sa proie ne lui échappe, que ses annexions allemandes ne se dérobent à. sa dictature, que le catholicisme de la Bavière, de la Saxe, de la rive gauche du Rhin ne se lasse de la persécution, que l'Angleterre ne se fatigue de la voir avancer la main sur la Belgique et la Hollande, que l'Autriche ne se sente étouffée par le sang de Sadowa et les États scandinaves exaltés par les hontes héroïques du Sleswig. La Prusse arme sans relâche ”
Victor Flour de Saint-Genis, Histoire de Savoie : d'après les documents originaux… (1868-1869)
“ L'esprit d'observation et de critique renouvelle les sciences, les lettres, les arts ; le sentiment religieux se retrempe dans la persécution ; l'or et l'imprimerie émancipent le tiers-état. Le bien-être général s'accroît en proportion des progrès de la production et de l'échange ; puis, — comme les forces morales finissent toujours par l'emporter sur les puissances de la matière, — la conscience s'épure, et, à petit bruit, l'opinion devient la gardienne vigilante du bon droit. ”
Victor Flour de Saint-Genis, Saint François de Sales et son temps… (1869)
“ Les bergers de l'A sirée, les fées du songe d'une nuit du milieu de l'été, sont les personnifications mondaines et malsaines des instincts spiritualistes dont le réveil est accentué par les types chrétiens et chastes de la Philothée et du Théotime. C'est ainsi que plus tard, en pleine défaillance des mœurs et des arts, il suffira d'un livre écrit avec un vif sentiment de la nature pour ranimer un instant une société mourante. ”
Victor Flour de Saint-Genis, Histoire de Savoie : d'après les documents originaux… (1868-1869)
“ Les convictions les plus sincères, les ambitions les moins légitimes, la cupidité et le sacrifice, se disputent le monde. Du choc de ces instincts et de ces idées se dégage comme un sentiment universel de curiosité qui stimule, à la fois, les hommes d'action et les hommes de loisir. ”
Victor Flour de Saint-Genis, L'Ennemi héréditaire. Les Invasions germaniques en France… (1876)
“ Pleins de haine et de-mépris, ils se tiennent sur ses frontières, impatients, couvant du regard ces pays qu'on ne sait défendre qu'en les transformant en désert. Le filet est préparé; ils n'attendent plus que la forte main qui le jettera sur le monde entier. ”
Victor Flour de Saint-Genis, L'Ennemi héréditaire. Les Invasions germaniques en France… (1876)
“ Et cette force invisible qui jette des rayons sur Rome et de l'ombre sur Berlin, ne doit-elle pas intéresser l'homme qui pense plus vivement que les merveilles de l'industrie, de la science ou de la guerre ? La civilisation européenne est dans une crise générale profonde, où les principes du passé se trouvent en conflit permanent avec les idées du jour, où les religions se heurtent à la philosophie, multiple elle-même, où la Monarchie et la République se disputent la noble ambition de faire le bonheur des peuples, où le sentiment est rarement d'accord avec la raison. ”
Victor Flour de Saint-Genis, Histoire de Savoie : d'après les documents originaux… (1868-1869)
“ Pourquoi ces convoitises éternelles du bien d'autrui ? Si la guerre intestine fait ta joie, prince, livre-toi donc à celle que l'apôtre nous montre dans le cœur de l'homme ; fais vaincre tes vices par tes vertus et que l'esprit triomphe de la chair. ”
Henri Flour de Saint-Genis, Lettre à M. le directeur de la "Revue de législation et de jurisprudence"… (1842)
“ Aussi les prescriptions les plus pressantes, les menaces les plus terribles, les rémunérations les plus séduisantes se représentent-elles à chaque feuillet du Coran pour déterminer les fidèles à doter la Mecque et Médine, ces deux villes saintes, à racheter les prisonniers, à secourir les pauvres, en d'autres termes, à enrichir de puissantes Corporations qui, par la suite des temps, auraient fini par concentrer, entre leurs mains, toute la propriété territoriale des pays musulmans. ”
Henri Flour de Saint-Genis, Manuel du surnuméraire de l'enregistrement et des domaines… (1846)
“ Le système actuel des hypothèques consiste en un juste milieu entre l'usage de ces marques extérieures apposées sur les héritages affectés , qui plaçaient à tous les instants, et sous les yeux de tous , la situation affligeante d'un citoyen, et cette obscurité fatale qui livrait sans défense la bonne foi à l'intrigue et à la perversité. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ On en a aussi une trad. par le duc d’Orléans, frère de Louis XIV. FLOUR (S.) , 1er évêque de Lodève, prêcha la foi dans le Languedoc et l’Auvergne, et fut, selon une légende fort douteuse, martyrisé vers 389. Il donna son nom à la v. de St-Flour. On le fête le 5 nov. FLUDD (Robert) , Robertus de Fluctibus, né à Milgate (Kent) en 1554, mort à Londres en 1637, cultiva toutes les sciences connues de son temps, surtout la médecine et la physique ; donna dans les erreurs de la théosophie, de l’alchimie, de la magie, et s’affilia aux Rose-Croix. ”
Antoine Du Bourg, L'abbé Fleuret, curé de Saint-Philippe du Roule à Paris… (1917)
“ Ce bonheur de donner,il l'a goûté souvent au profit de nos œuvres, tout le monde le sait. Qui pourra dire avec quelle bonté discrète, silencieuse et douce, il leiaisait ! C'est qu'en effet (et voilà ce qu'il importe de dire à l'heure où M. Fleuret vient de nous quitter) , le cœur était grand chez lui ; et il était si grand parce qu'il était rempli d'une grande foi et d'une ardente piété. M. Fleuret fut un prêtre, modèle des prêtres. Voilà pourquoi nous unissons notre vénération et nos regrets à ceux du diocèse de Paris ”
Abbé Ginouvès, Panégyrique de saint Fulcran, prononcé… (1876)
“ Bénissez surtout cette paroisse qui est la vôtre ; étendez toujours sur elle votre houlette de pasteur ; Lodève appartient et appartiendra toujours à Fulcran ! Détournez d'elle les calamités et les fléaux ; détournez-en surtout le péché qui les attire; faites descendre sur ses montagnes et dans ses vallées la pluie du ciel qui les fertilise ; faites descendre surtout dans les âmes la rosée de la grâce divine qui, seule, peut y faire germer la vertu. ”
Victor Hugo,
Notre-Dame de Paris
(1831)
“ Le premier écolier que l'abbé de Saint-Pierre- de-Val, au moment de commencer sa lecture de droit canon, apercevait toujours collé vis-à-vis de sa chaire à un pilier de l'école Saint-Vendregesile, c'était Claude Frollo, armé de son écritoire de corne, mâchant sa plume, griffonnant sur son genou usé, et l'hiver, soufflant dans ses doigs. Le premier auditeur que messire Miles d'Isliers, docteur en décret, voyait arriver chaque lundi matin, tout essoufflé à l'ouverture des portes de l'école du Chef-Saint-Denis, c'était Claude Frollo. ”
