Voltaire,
Théâtre choisi de Voltaire
“ Quoi ! Zaïre ! Corasmin. Tout sert à redoubler son crime. Seigneur, n’en soyez pas l’innocente victime, Et de vos sentiments rappelant la grandeur... Orosmane. C’est là ce Nérestan, ce héros plein d’honneur, Ce chrétien si vanté, qui remplissait Solyme De ce faste imposant de sa vertu sublime ! Je l’admirais moi-même, et mon cœur combattu S’indignait qu’un chrétien m’égalât en vertu. Ah ! qu’il va me payer sa fourbe abominable ! Mais Zaïre, Zaïre est cent fois plus coupable. Une esclave chrétienne, et que j’ai pu laisser Dans les plus vils emplois languir sans l’abaisser ! ”
