Résumé

Augustin Pellissier La langue française depuis son origine jusqu'à nos jours… (1866)

L'harmonie signalée entre l'histoire du peuple et l'histoire de sa langue n'est pas un des moindres services rendus par les recherches de l'érudition.
Un peuple n'est bien connu que de l'historien qui a saisi dans les transformations de l'idiome de ce peuple l'image la plus fidèle qu'il puisse offrir de son esprit, le reflet le plus exact de ses mœurs, de ses usages, de son caractère. Nul ne connaîtra bien l'âme d'un peuple que quand il saura l'histoire de sa langue.
Source : Gallica

Augustin Pellissier La langue française depuis son origine jusqu'à nos jours… (1866)

Il lui reste la gloire d'avoir vengé notre langue de l'injure que lui faisaient ses emprunts à l'étranger, de l'avoir débarrassée de la fausse richesse qui encombrait le vocabulaire, de cet entassement de mots, de cet enchevêtrement de propositions qui traînait la pensée à travers mille sinuosités où le sens se perdait comme à plaisir ; enfin d'avoir prouvé que le français est capable, comme l'italien, comme l'espagnol, de noblesse et de majesté, de pompe et d'harmonie. En un mot, la prose est disciplinée par Balzac, comme la poésie l'avait été par Malherbe
Source : Gallica

Augustin Pellissier La langue française depuis son origine jusqu'à nos jours… (1873)

Le respect de l'accent avait été l'âme de toutes les premières créations du vieux français ; mais ce respect n'était possible qu'à l'époque où le latin était encore une langue vivante, la langue officielle de l'État et de l'Église. Du jour où il n'est plus que l'idiome consacré de la religion et de la science, le latin s'écrit plus qu'il ne se parle, et dès lors la valeur mélodique de l'accent s'oublie et se perd. Il en est de même pour la conservation d'une déclinaison; même abrégée la déclinaison était un usage trop hostile aux tendances analytiques de l'esprit moderne
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature