Résumé

Louis Benloew De Quelques Caractères du langage primitif… (1863)

Les langues indo-européennes, les langues sémitiques et même l'ancien égyptien sont des langues a flexion. Les éléments qui concourent à la formation de leurs mots se fondent ensemble souvent d'une manière indissoluble. Il est rare qu'en se réunissant ils n'abandonnent pas quelque chose de leur étendue et de leur poids primitif. Les racines elles-mêmes s'y modifient profondément, fait significatif qui n'est pas seulement vrai du sanscrit, de l'allemand et de l'hébreu, mais encore de l'ancien égyptien.
Source : Gallica

Louis Benloew De Quelques Caractères du langage primitif… (1863)

Pour se rendre compte de la manière dont les significations sont distribuées entre les différents sons du langage chinois, il faut se souvenir de ce qui se passe à une loterie. D'un côté se trouve la grande urne renfermant les numéros des billets : supposons qu'il y en ait de vingt à trente mille; de l'autre côté, une urne beaucoup plus petite contenant les numéros d'ordre des lots à gagner: admettons qu'il y en ait quatre cent cinquante. Le contenu de la grande urne représente pour nous le nombre des idées à exprimer; celui de la petite, le nombre des sons de la langue chinoise.
Source : Gallica

Louis Benloew De Quelques Caractères du langage primitif… (1863)

Si cette langue avait possédé jadis mille racines au lieu de quatre cent cinquante, croit-on qu'elle s'en serait dépouillée de gaieté de cœur, pour y suppléer par des procédés ingénieux sans doute, mais assez difficiles à découvrir?
Dans les langues, comme chacun sait, la confusion des sons est le résultat d'une espèce de corruption, et cette corruption est infiniment plus rare dans leur enfance que dans leur maturité.
Source : Gallica

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