Résumé

Portrait de Frédéric-Guillaume Bergmann Frédéric-Guillaume Bergmann De l'unité de composition grammaticale et syntactique dans les différentes familles de langues (1864)

Ainsi, en chinois, toutes les fois que le nom n'est pas déjà collectif, indiquant la pluralité par sa signification, on le fait suivre, pour exprimer le pluriel, d'un thème substantif tel que kiai, ou kiû, ou tou, ou hian, qui signifient ensemble. D'après cela jin-kiu (homme-ensemble) , le pluriel dejin (homme) , signifie proprement l'ensemble des hommes, les hommes en général. Ce signe du pluriel étant un substantif, il doit, d'après la règle de la composition, être placé après le mot déterminatif. Les langues sémitiques ont suivi la même méthode pour exprimer le pluriel.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric-Guillaume Bergmann Frédéric-Guillaume Bergmann De l'unité de composition grammaticale et syntactique dans les différentes familles de langues (1864)

Nous avons examiné les caractères distinctifs que présentent, dans les différentes familles de langues, les deux parties principales du discours, le nom et le verbe. Nous avons remarqué entre ces familles de grandes analogies, qui prouvent que, malgré les différences originelles qui les séparent, il y a cependant unité de système dans les lois qui ont présidé à la composition grammaticale et syntactique de ces divers idiomes. C'est que le langage, comme la nature en général, présente l'unité dans la variété ; il emploie des moyens différents pour produire les mêmes résultats.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric-Guillaume Bergmann Frédéric-Guillaume Bergmann De l'unité de composition grammaticale et syntactique dans les différentes familles de langues (1864)

Mais au changement progressif qui s'est opéré dans la manière de concevoir le verbe, se distinguant de plus en plus du substantif et de l'adjectif, ne correspondait pas toujours un changement parallèle dans la forme grammaticale. L'esprit ou l'idéea progressé, mais la forme est souvent restée stationnaire. C'est que nous retrouvons, dans l'histoire des langues, le phénomène qui se présente si souvent dans l'histoire de l'esprit humain en général, savoir, que l'idée se perfectionne, tandis que la forme, au lieu de changer avec elle, reste immuable et se pétrifie pour ainsi dire.
Source : Gallica

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