Ernest Renan,
Histoire générale et système comparé des langues sémitiques…
(1855)
“ Il faut donc supposer que les races civilisées n'ont pas traversé l'état sauvage, et ont porté en elles-mêmes, dès le commencement, le germe des progrès futurs. Leur langue n'était-elle pas à elle seule un signe de noblesse et comme une première philosophie? Imaginer une race sauvage parlant une langue sémitique ou indo-européenne, est une fiction contradictoire à laquelle refusera de se prêter toute personne initiée aux lois de la philologie comparée et de la psychologie générale de l'esprit humain. ”
