Langue indo-européenne

Définition et enjeux

Max Fuehrer Revue de linguistique et de philologie comparée

Toutes nos langues actuelles sont plus ou moins malades, c’est-à-dire que les radicaux communs se sont usés, que les désinences sont devenues frustes, qu’en un mot le vocable a perdu sa primitive et parfaite organisation ; le latin, le grec, et le sanskrit lui-même, n’ont pas échappé à cette dégradation pathologique qui fait de tous les idiomes indo-européens des êtres toujours vivants, mais plus ou moins malades, tandis que l’aryaque n’est autre chose que la langue indo-européenne bien portante.
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Portrait de Antoine Meillet Antoine Meillet La méthode comparative en linguistique historique

On n’a presque pas besoin de démontrer qu’une langue est indo-européenne : partout où l’on a trouvé une langue indo-européenne encore inconnue, le « tokharien » ou le « hittite » dans les derniers temps, le caractère indo-européen s’en est révélé dès le début du déchiffrement et de l’interprétation. Au contraire, les langues d’Extrême-Orient qui, comme le chinois ou l’annamite, n’offrent presque pas de particularités morphologiques, n’ont par là même rien où puisse se prendre le linguiste qui essaie de trouver des langues parentes aux parlers chinois ou aux parlers annamites
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