A. de Quatrefages,
Revue des Deux Mondes
“ Est-ce à dire que nous prenions ici la défense de la traite, de l’esclavage ? À Dieu ne plaise ! Nul plus que nous n’a en horreur cet abus de la force brutale, cet appel aux passions sordides qui arrache des malheureux à leur patrie, qui pousse la mère à vendre sa fille, le fils à livrer son père à des fers que rien ne peut rompre. La possession absolue de l’esclave, ce droit de vie et de mort que s’arroge le maître, est à nos yeux une monstrueuse immoralité. Ce que nous refusons au père vis-à-vis de son fils, comment l’accorderions-nous au blanc pour en user contre le nègre ? ”
