Résumé

Portrait de Georges Cuvier Georges Cuvier Histoire des sciences naturelles depuis leur origine jusqu'à nos jours… (1841)

Il prétendit que l'étendue n'avait point, par elle-même, d'existence; que le phénomène de l'étendue existait uniquement en nous, et qu'il n'était pas plus possible d'apprécier sa cause et sa nature, que celles des phénomènes qui produisent nos sensations. Leibnitz imagina donc que la matière, que tout l'univers avaient été primitivement composés d'êtres simples, non pas d'une extrême petitesse matérielle comme les atômes d'Épicure, mais d'une petitesse indépendante de toute émanation, et d'une simplicité abstraite, d'une simplicité métaphysique. Il nomma ces êtres Monades.
Source : Gallica

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Glisson n'y considère pas la matière, ainsi que l'a fait Descartes, comme uniquement douée d'étendue et d'impénétrabilité ; il lui attribue d'autres propriétés, indépendamment de celle qu'il nomme irritabilité. Elles sont au nombre de trois, perceptive, appétitive et motive, c'est-à-dire, la faculté de sentir, celle de désirer et celle de se mouvoir. Toute substance, selon lui, a une énergie qui peut être le principe d'un mouvement, mais dont le désir est la condition; en cela consiste la vie essentielle qui ne peut se partager ; elle existe dans
toutes les molécules individuellement.
Source : Gallica

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Dans ce système, tous les phénomènes de la vie sont le produit d'un premier choc, d'un premier réveil, occasioné par l'esprit de la semence du mâle. Il en résulte cette conséquence effrayante pour l'imagination, mais qui n'a rien d'inintelligible, quand on pense à l'extrême divisibilité de la matière, que tous les germes ont été, lors de leur création, emboîtés les uns dans les autres, et que la première femelle de chaque espèce d'animal contenait toute son espèce jusqu'à la fin du monde.
Source : Gallica

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