Armand de Quatrefages,
Physiologie comparée : métamorphoses de l'homme et des animaux
(1862)
“ «Voilà des organes qui s'atrophient. » Comparez l'abdomen du jeune crabe à celui de l'animal adulte, l'appareil reproducteur d'une abeille neutre à celui d'une reine-mère, et vous trouverez de vous-même l'expression d'arrêt de développement. Regardez chez les lernées ces pattes d'abord chargées d'agir comme des rames, et qui, changées en une espèce d'ancre, s'enfoncent profondément et fixent l'animal à demeure, et vous admirerez comment la nature approprie un organe déjà existant à un usage tout nouveau. Ainsi dans la métamorphose proprement dite vous retrouverez en tout la transformation. ”
