Philippe Maréchal

Résumé

Philippe Maréchal Supériorité des animaux sur l'homme (1900)

Pourquoi l'homme a-t-il nié la supériorité de l'animal sur lui? Le fait est facile à comprendre; il est douloureux de sortir de soi-même, de faire abstraction de sa nature pour juger autrui. L'homme est placé en dehors, nous dirions plus volontiers, au-dessous de l'animalité. Il a été obligé, de par sa conformation même, de se faire pour vivre une civilisation à part, civilisation de bêle à mains, sans ailes, nue, sans armes naturelles, civilisation étrange à laquelle aucune race animale ne pourra s'adapter.
Source : Gallica

Philippe Maréchal Supériorité des animaux sur l'homme (1900)

L'industrie, c'est-à-dire l'utilisation de certains phénomènes naturels imparfaitement connus, a donc pour nous remplacé la science, bien et mal, bien, car la vie est devenue pour
nous plus facile, mal, car l'industrie nous a servi à exploiter le monde, à soumettre, à détruire comme des bandits et des barbares des races animales qui n'étaient pas préparées à la résistance contre l'homme. L'industrie enfin a créé des classes industrielles sacrifiées, quoi qu'on fasse, à des besognes douloureuses, dangereuses et mal rétribuées.
Source : Gallica

Philippe Maréchal Supériorité des animaux sur l'homme (1900)

L'homme, en résumé, a poussé au delà du permis par la morale la plus élémentaire, le perfectionnement des armes; il n'est pas resté dans la limite de la légitime défense et de l'attaque seulement en cas de nécessité. L'animal s'est conformé au contraire à la loi morale, il s'en est tenu, pour l'attaque, aux armes loyales données par la nature; aussi n'attaque-t-il jamais que poussé par le besoin ; certaines races, absolument végétariennes, n'attaquent même jamais ; quant à la défense, elle est devenue chez les animaux une science très compliquée, riche en procédés.
Source : Gallica

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