Mathieu Leclerc du Sablon, Lectures scientifiques, extraits de mémoires originaux et d'études sur la science et les savants… (1893)
“ C'est donc à tort qu'on se représenterait les champs de glace comme le domaine du silence et de l'immobilité. Dans un beau jour d'été, rien n'est au contraire plus animé que leur surface pour qui sait observer. Dès le matin, la chaleur fait fondre la pellicule solide formée pendant la nuit, et bientôt circulent une multitude de petits filets d'eau qui s'écoulent en murmurant, se réunissent et s'anastomosent de mille manières pour constituer des ruisseaux qui se précipitent en cascades dans les crevasses, et se joignent au torrent sortant du front du glacier. ”
