Antoine Meillet,
Quelques hypothèses sur des interdictions de vocabulaire dans les langues indo-européennes
“ Étant donné que l’étude du nom de l’ours a révélé le rôle des tabous de vocabulaire dans l’histoire des mots indo européens, il est permis de rechercher si certaines autres particularités ne s’expliqueraient pas de la même manière. Le serpent est l’un des animaux dont le nom est le plus souvent taboué. Or, on constate d’abord que les noms indo-européens du « serpent » n’ont chacun qu’une médiocre extension dialectale et ne se rencontrent que dans un petit nombre de langues géographiquement voisines : 1o skr. áhiḥ, zd. ažiš, arm. iž, gr. ὄφις (ophis) (ou ἔχις (echis) ?) ”
