“ MM. d’Alwis, Childers et Minayeff pensent, au contraire, que la rédaction pâlie est seule originale, peut-être même seule orthodoxe, et que ce fut uniquement plus tard, et pour les besoins de leur polémique avec les brâhmanes, que les buddhistes en firent une version sanscrite. Si la Prajñâpâramitâ manque en pâli, le Dhammapada n’existe point en sanscrit. Cette dernière opinion semble avoir prévalu, soutenue qu’elle est par des savants qui ont fait du pâli une étude approfondie, et qui ont nettement déterminé sa place dans la linguistique hindoue. ”
Pali
Définition et enjeux
Le pali est une langue classique de l'Inde du sud, principalement utilisée dans les textes bouddhiques, notamment au Sri Lanka. Des savants comme Eugène Burnouf soulignent sa spécificité par rapport au sanscrit, tandis qu'Ernest Francisco Fenollosa évoque son rôle dans la méditation sur la nature.
Alfred Maury met en évidence ses particularités linguistiques, et des œuvres telles que le Dhammapada ou le Lotus de la bonne loi en attestent de l'importance dans la transmission des enseignements bouddhistes. Cet idiome, étroitement lié au bouddhisme theravâda, constitue un témoin précieux des traditions religieuses et culturelles de la région.
Citations sur “Pali”
Eugène Burnouf,
Introduction à l’histoire du bouddhisme indien
“ Et comme ils ont pu traduire bien des livres sur des originaux pâlis, et que le pâli est aussi bien une langue indienne que le sanscrit, il arrive que la dénomination de langue fan, tout en exprimant un fait vrai, supprime la distinction qui permettrait de saisir, sous ce fait, un autre fait secondaire, qui n’a pas moins d’importance que le premier, mais qui reste dans une obscurité profonde, savoir si le texte était sanscrit ou pâli. ”
Ernest Francisco Fenollosa, Art en Chine et au Japon. Adaptation et préface par Gaston Migeon…
“ Le mysticisme, ni taoïste, ni tendaï, ne pouvait s'adresser aux étudiants des Universités. Tourner le dos à la Nature était le cri des savants comme celui des pieux bouddhistes. Comment le Bouddhisme montra des possibilités à devenir une « contemplation de la Nature », voilà ce qui est une chose infiniment mystérieuse pour ces savants Pali qui supposaient qu'il n'avait pu y avoir jamais de Bouddhisme réel ne prenant pas son point d'appui sur « les cinq nobles vérités ». ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ PALI (le) , idiome savant de l'Inde transgangétique, dérivé du sanscrit, mais répandu dans l'empire des Birmans, les royaumes de Siam et de Tsiampa, est surtout employé par les partisans de Bouddha, notamment dans l'île de Ceylan. C'est l'idiome dans lequel ont été écrits presque tous les livres sacrés des Bouddhistes. Le pâli s'écrit de gauche à droite. PALIANO, bg de l'Italie centrale (territoire romain) , à 44 k. E. S. E. de Rome; 3000 h. Anc. duché, qui appartenait à la famille Colonna; il lui fut enlevé par un des Caraffa, neveu du pape Paul IV, ce qui amena une longue guerre ”
Alfred Maury,
La Philologie comparée, ses Principes et ses Applications nouvelles
“ Vient ensuite le sanskrit des grandes épopées de l’Inde ; la langue a gagné alors plus de souplesse, tout en conservant cependant la raideur de ses premiers procédés. Bientôt l’édifice grammatical se décompose : le pâli, qui correspond à son premier âge d’altération, est empreint d’un remarquable esprit d’analyse. ”
Ivan Pavlovič Minaev, Recherches sur le bouddhisme (1894)
“ L' Histoire des livres raconte brièvement les destinées du canon pâli, c'est-à-dire justement ce qui faisait l'objet des chapitres que l'on vient de lire, mais on y trouve en outre une liste d'écrits pâlis bien plus détaillée que celle qui a été imprimée en appendice au chap. III ou qui se trouve clans le Sâsanavamsadîpo namo tassa bhagavato arahato sammàsambuddhassa. ”
“ Mais, en tenant compte de ce que la culture du pâli à Ceylan y a pu introduire de régularité factice, la rédaction pâlie de notre passage doit être très-rapprochée .de la forme qu’il a dû avoir en mâghadî, et nous pouvons nous flatter de posséder l’ancienne et authentique opinion des Buddhistes sur le point important de la renommée répandue parmi le peuple touchant les principales perfections du Buddha. ”
Eugène Burnouf,
Introduction à l’histoire du bouddhisme indien
“ Mais je prie le lecteur d’admettre pour un instant, ce qui sera amplement prouvé plus tard, savoir qu’en fait de termes philosophiques et en ce qui touche la valeur de ces termes, le pâli sert autant à l’interprétation des textes sanscrits du Népâl que le sanscrit à celle des livres pâlis de Ceylan [86] . J’ajoute ici, pour terminer, un passage qui montre avec quelque détail le mode dont s’opère l’acte que je crois être la conception, ou la prise de l’existence. L’homme, ô Religieux, est formé de six éléments (Dhâtu) . ”
Eugène Burnouf,
Introduction à l’histoire du bouddhisme indien
“ Cette section répond à la sixième du Phâṭimokkha pâli, qui a le titre de Phâṭi desaniyâ dhammâ, et renferme également quatre articles [139] . Ce titre pâli est l’altération du sanscrit pratidêçanîya, « déclarable à ; » je conclus même des deux premières syllabes de la transcription chinoise Pho lo qu’elle part d’un original sanscrit (pra) , plutôt que d’une forme pâlie, dont le r serait régulièrement supprimé. ”
Émile Senart,
Prâcrits et sanscrit buddhique
“ On peut concevoir qu’une orthographe comme celle du pâli où tous les complexes de consonnes sont assimilés, soit antérieure à la pratique beaucoup plus flottante, moins régularisée et moins assise, du sanscrit buddhique. Il est clair aussi que la relation inverse est également possible. Sous ce jour les divers dialectes prâcrits des grammairiens nous apparaissent moins comme des langues indépendantes que comme une langue unique, graduée par des conventions orthographiques à des distances variables du type classique sur lequel elle est modelée. ”
Csoma de Körös, Annales du Musée Guimet
“ Peut-être découvrira-t-on dans le reste les cinquante stances dont se compose le recueil pali intilulé Udâna comme dans le présent texte tibétain. - M. Beal a trouvé et traduit en anglais la compilation chinoise qui correspond à l’Udâna-varga du Kandjour et au Dhammapada pali. (L. F.) ↑ Vassilief donne à l’auteur de l’Udâna-varga le nom de Dharma-trâta. (Le Bouddhisme, p. 270.) (L. F.) ↑ Il y a, tant dans le Kandjour et les livres népalais que dans le Tipitaka pali, des récits dont Nanda est le héros ; il ne s’agit pas toujours du même individu. ”
Léon de Milloué, Le Bouddhisme dans le monde, origine… (1893)
“ Ils se partagèrent la tâche : Ananda récita les discours sur la Loi (Sûtra) , Upâli énuméra les règles de discipline ( Vînaya) , et Mahâ-Kâçyapa exposa les doctrines 1. Sthavirah « ancien » (en pâli Théro) . C'étaient les grands disciples et les chefs des monastères. — Le petit nombre des religieux convoqués et leur choix laissé à la disposition de Kâçyapa, fait dire à Sir Monier Williams (Buddhism, p. 55) que « cette réunion ne mérite guère le nom de Concile ». 2. Râjâgrha, résidence préférée du Bouddha, demeurée la ville sainte des traditions bouddhistes. ”
“ Est-ce assez pour conclure que le Sûtra chinois est la traduction d’un traité indien sanskrit ou pâli ? Nous ne le pensons pas, et nous persévérons dans ce que nous avons avancé sur l’authenticité relative du Sûtra en 42 articles. Ce n’est cependant pas une raison pour négliger la tradition relative à la caverne d’Indra, rapportée par Fa-Hian et Hiouen-Thsang ; bien au contraire ! il la faut retenir et attendre, pour voir si l’étude ultérieure des textes ne fournira pas des éclaircissements sur la difficulté qu’elle soulève. ”
Friedrich Max Müller,
La science du langage : cours professé à l'Institution royale de la Grande-Bretagne en l'année 1861…
(1867)
“ Les dialectes qui en sont sortis, le pâli, le prâkrit, lesquels, avec le temps, se sont transformés dans les idiomes modernes de l'Inde, l'hindoui, l'hindoustani, le mahratte, le bengali. La haute antiquité du sanscrit est prouvée par les noms sanscrits qui se rencontrent dans les auteurs grecs, latins et chinois; les Voyages des pèlerins bouddhistes. Étude du sanscrit après la conquête de l'Inde par les Mahométans. Sous le calife Almansour, Mohammed ben Ibrahim Alfazari traduit en persan le grand Sindhind, vers 771 de Jésus-Christ. Travaux d'Albirouni. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Voyez Palilia. Les anciens, qui personnifioient & même déifioient tout, n’avoient pas oublié la Paix : elle avoit un autel à Rome & un temple magnifique, où on l’invoquoit avec beaucoup de solemnité. ”
Pierre Abraham Jônain, Notice populaire sur Bernard Palissy… (1864)
“ En quelques mots , je crois, comme Palissy , que nous sommes corps, esprit et âme. Le corps souffre et besogne ; l'esprit pense et raisonne ; l'âme sent et veut. L'âme , en un mot, est la conscience. Celle de Palissy, toujours pure et bonne , le gardait heureux au milieu des tribulations, le maintiendra calme jusques dans les cachots. ”
Théodore Pavie,
Études sur l’Inde ancienne et moderne…
“ Pareilles aux nuages du soir que l’on voit envelopper la cime des montagnes, elles flottent dans l’air, mais sans cesser pour cela de s’appuyer sur une base solide. Cette base, c’est la pensée philosophique, partout présente dans les créations de la poésie indienne. Ainsi l’une des idées fondamentales de la philosophie pratique des Hindous, c’est que la pensée l’emporte sur l’action ; la méditation s’élève beaucoup au-dessus de l’accomplissement des œuvres, et la possession de soi-même met au front du sage une auréole divine devant laquelle pâlit le bandeau royal. ”
Antoine François Bartoli, Histoire de Pascal Paoli, ou Un épisode de l'histoire de la Corse (1889)
“ Paoli, connaissant l'honnêteté et le patriotisme de ce solliciteur, lui répondit qu'il avait tant de foi dans. sa droiture, qu'il lui accordait la grâce de son neveu, pourvu qu'il déclarât publiquement et solennellement que cette grâce était honorable et utile à la patrie. A une telle condition, l'excellent citoyen pâlit, et, les yeux pleins de larmes, il se retira en s'écriant: à Dieu ne plaise que je flétrisse jamais par une telle déclaration mon pays et ma conscience ! ”
Émile Senart,
Essai sur la légende du Buddha…
(1875)
“ Asiatic Res. XX, 3oi, et le supplément de Hemacandra, où (v. 77) Mrityu est énuméré parmi les synonymes de Kâma-Mâra. Comp. aussi Mâradlieyya et Maccudheyya ap. Fausböll, Dhammap. p. 197, et Minayeff, Gr. pâlie, p. vu, 1. 16. 2 Dhammap. v. 46. Comp. aussi le Parinirvânasûtra chinois ap. Beal, Catena of buddh. script. p. 170 suiv. où la confusion de Mâra et du Mrityurâja est bien sensible. 1 Çatap. Brâhm. VIII, 4, 2 , 1, 2; 3, 1. C'est de cette légende rigoureusement le nom pâli Pâpimâ l. ”
Alfred Dumesnil,
Bernard Palissy : le potier de terre
(1851)
“ Leurs oeuvres à tous chantent le choral de Luther : « C'est un ferme rempart que notre Dieu. » Voyez toutes les âmes ardentes, visitées par l'esprit nouveau : artistes, philosophes, navigateurs, inventeurs, ils se ceignent les reins comme pour entrer dans la lice. Ce qu'ils poursuivent, c'est l'harmonie de l'éducation physique et des sciences morales, l'accord de la science et de la foi. Leurs recherches, quelles qu'elles soient, sont animées de l'esprit le plus sublime, le plus pratique. 54 FOI DE PALISSY. En Italie, les noms se pressent en foule. ”
“ Et pourquoi donc ne braverait-il pas le respect humain en disant des vérités, même à monsieur de La Palice, lorsque tant d’autres le bravent, et s’en font gloire, en s’agenouillant devant l’absurde ? S’il est devenu banal que deux et deux fassent quatre, pourtant ils font bien quatre. Le dire, cela est encore moins sot et moins fou, que de croire par exemple aux miracles de Lourdes. ”
“ « Vous vous trompiez étrangement ; il a navigué, c’est vrai ; mais ce n’a pas été comme Palinure. Il a navigué comme Ulysse, voire même comme Platon. ”
“ Mon corps existe tout entier dans des milliers de kôṭis d’univers ; j’enseigne la loi aux créatures f. 128 b.durant un nombre de kôṭis de Kalpas que la pensée ne peut concevoir. 27. Pour moi, j’enverrai de nombreux prodiges au héros qui, lorsque je serai entré dans le Nirvâṇa complet, expliquera ce Sûtra. 28. Les Religieux et les fidèles des deux sexes lui rendront un culte et honoreront également les [quatre] assemblées. 29. Ceux qui les attaqueront à coups de pierres et de bâton, et qui leur adresseront des injures et des menaces, en seront empêchés par des prodiges. ”
“ Par delà des centaines de mille de myriades de kôṭis d’univers, en nombre immense et infini, est un monde nommé Saha : là le Tathâgata Çâkyamuni, vénérable, explique aux Bôdhisattvas Mahâsattvas le Sûtra nommé le Lotus de la bonne loi, ce Sûtra où est expliquée la loi [etc., comme ci-dessus, f. 4 a] . Témoignez avec un zèle ardent votre satisfaction de ce Sûtra, et rendez hommage au bienheureux Tathâgata Çâkyamuni, vénérable, et au bienheureux Tathâgata Prabhûtaratna, vénérable. ”
Émile Senart,
Les Castes dans l’Inde
“ Le védisme — dans sa double expression, hymnes et littérature sacerdotale — , le bouddhisme, l’hindouisme, pris comme des évolutions strictement successives, s’engendrant ou, tout au moins, se déterminant l’une l’autre ; le védisme interprété comme l’exposant complet, dans la période ancienne, de la vie religieuse ”
La Bhagavadgîtâ, avec gravures
“ Partout, mais en Inde plus qu’ailleurs, une secte naît et croît parfaitement sans achever un système original de conceptions qui embrassent tous les problèmes de la conscience religieuse. Une orientation particulière peut suffire. Voyez le Bouddhisme des origines. Il paraît, du fait de son fondateur, avoir bénéficié d’une impulsion personnelle puissante ; il prit vite l’importance d’une véritable religion. Combien, cependant, il proclame peu de théorèmes neufs ! Combien peu il s’appuie sur des spéculations explicites ! ”
Le Bhâgavata Purâna, ou Histoire poétique de Krichna
“ Quel homme de goût pourrait se rassasier d’entendre l’histoire de ce Dieu, l’asile suprême assuré à la méditation des âmes élevées, de ce Dieu dont les maîtres du Yoga, avec Bhava (Çiva) et Pâdma (Brahmâ) à leur tête, ne purent compter jusqu’au bout les qualités, quoiqu’il n’en possède en réalité aucune ? 15. Savant Sûta, toi qui as fait de Bhagavat l’objet exclusif de tes adorations, raconte-nous dans tous ses détails, maintenant que nous désirons l’entendre, la glorieuse et pure histoire de Hari, l’asile suprême assuré à la méditation des âmes élevées. ”
Alfred Fouillée,
Histoire de la philosophie, par Alfred Fouillée…
(1893)
“ La première doctrine de l' Inde fut le polythéisme . L' homme conçoit toutes les puissances de la nature à l' image de sa propre puissance , comme douées d' intelligence et de volonté . Ce polythéisme respire dans les hymnes des Védas . – Puis la pensée indienne passe au panthéisme qui fait le fond de la religion brahmanique . – Les dieux multiples se réunissent sous trois grands dieux , qui eux-mêmes sont les puissances diverses de l' Esprit universel . – La production du monde est une émanation de Dieu ; Dieu engendre le monde par amour , mais par un amour mêlé de désir . ”
Gaston-Eugène de Lafont, Le buddhisme : les grandes religions… (1895)
“ L'éternité de la matière et l'immortalité de l'âme, telles sont les antinomies de ce système qui n'eût pas embarassé un alexandrin. La matière et l'âme sont des degrès de modalité dans l'Être éternel. Verbe, essence, substance, matière, ne représentent que, des stases du mouvement divin. Patanjali corrigea en partie l'erreur de Kapila. Mais l'incomparable honneur métaphysique de l'Inde est celle doctrine, du Yoga, contenue au Bhagavat, et qui a reçu de son auteur. ”
Henri Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie (1876)
“ La conscience rassure mieux que la science. Dites-moi, je vous prie, de quelle secte vous êtes; car vous n'êtes d'aucune de celles des Indes, puisque aucun Indien ne veut communiquer avec vous. Dans la liste des castes savantes que je devais consulter sur ma route, je n'y ai point trouvé celle des parias. Dans quel canton de l'Inde est votre pagode? —Partout, répondit le paria : ma pagode, c'est la nature; j'adore son auteur au lever du soleil, et je le bénis à son coucher. Instruit par le malheur, jamais je ne refuse mon secours à un plus malheureux que moi. ”
Théodore Pavie,
Dévadatta, Scènes et Récit de la vie hindoue
“ Celui qui connaît les lois éternelles par lesquelles est régi l’univers ne se place-t-il pas au-dessus de la création elle-même? Il est donc véritablement dieu, puisqu’il occupe le premier rang dans cet univers destiné à se détruire et à renaître toujours! Ce sont là des secrets dont la connaissance se perpétue dans nos familles; aussi, tandis que les autres castes végètent au-dessous de nous dans l’ignorance et l’abjection, nous vivons dans une glorieuse indépendance, partageant avec les divinités symboliques de notre culte les adorations de la foule... — Oui, répondit Déodat ”
Théodore Pavie,
Études sur l’Inde ancienne et moderne…
“ Non, certes ; mais du moins offrent-ils toujours de l’intérêt aux esprits sérieux et réfléchis. Ils nous apprennent, non l’histoire des faits, pour laquelle les sages de l’Inde ont professé trop d’indifférence, mais celle de l’esprit humain cherchant sa voie à travers le panthéisme. ”
Anatole France,
Sur la pierre blanche
“ Vous le concevez dans un monde qui n’était pas le sien, qui ne peut en aucun cas devenir le sien, et cette imagination absurde fait naître tout à coup une multitude d’images incongrues. On voit, par exemple, ce tapissier nomade dans le carrosse d’un cardinal et l’on s’amuse de la figure que feront deux êtres humains d’un caractère aussi opposé. Si vous ressuscitez saint Paul, ayez le bon goût de le replacer dans sa race et dans son pays, chez les sémites d’Orient, qui n’ont pas beaucoup changé depuis vingt siècles et pour qui la Bible et le Talmud contiennent toute la science humaine. ”
