Émile Zola

Émile Zola

Résumé

Portrait de Émile Zola Émile Zola Paris

Mourir tous avec le père, les trois grands fils et elle-même, c’était son vœu ardent, pour qu’il n’y eût pas de larmes. Et elle attendait, elle attendait, avec son frisson invincible, avec ses yeux clairs et braves, fixés là-bas.
— Mère-Grand, Mère-Grand ! dit Marie éperdue, vous nous épouvantez, à ne pas nous répondre, à regarder au loin, comme si quelque malheur arrivait au galop !
Et, soudainement, Thomas, François et Antoine eurent le même cri, dans la même angoisse de leur cœur.
— Le père est en péril, le père va mourir !
Source : Wikisource

Portrait de Émile Zola Émile Zola Paris

Ah! que je voudrais te croire, tenter la guérison! Déjà, c'est vrai, un vague réveil s'est fait en moi. Mais revivre, non! je ne le pourrai, le prêtre que je suis est mort, un sépulcre vide.
Un tel sanglot le brisa, que Guillaume, éperdu, fut gagné par ses larmes. Les deux frères, aux bras l'un de l'autre, étroitement serrés, pleurèrent sans fin, le cœur noyé d'un attendrissement immense, dans cette maison de leur jeunesse, où le père et la mère revenaient et rôdaient, en attendant que leurs chères ombres fussent réconciliées, rendues à la paix de la terre.
Source : Gutenberg

Portrait de Émile Zola Émile Zola Paris

Pourquoi ?... Tu vas rester avec nous. Rien n’est plus simple, tu aimes Marie, et elle t’aime. Je te la donne.
Il eut un grand cri, il leva ses mains éperdues, dans un geste de ravissement épouvanté.
— Tu me donnes Marie, toi, frère ! toi qui l’attends depuis des mois, toi qui l’adores !... Oh ! non, oh ! non, cela m’écraserait trop, cela me terrifierait, vois-tu, comme si tu me donnais ton cœur lui-même, ton cœur saignant, arraché de ta poitrine... Non, non ! je ne veux pas de ton sacrifice.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature