Théodore Pavie,
Dévadatta, Scènes et Récit de la vie hindoue
“ Dévadatta était jeune, alerte; d’un pas rapide il s’avance seul en avant, poussé par le courageux désir non d’attaquer le premier, mais de sauver, s’il se peut, les gens de Tirivelly. Ne les connaît-il pas tous? ne les a-t-il pas longtemps nommés ses frères?... N’a-t-il pas appris au milieu d’eux que la vraie grandeur consiste à se dévouer pour le salut d’autrui?... Il ne se demande point si la foi qu’il a désertée s’est tout à coup ranimée dans son cœur, si ce n’est pas la charité qui le guide. Il vole vers ce village sans défense, qu’une horde aveugle dans sa haine veut envahir et saccager. ”
